Auteur : Serge Boyer, professeur agrégé d'histoire-géographie ; activités : IUFM, auteur de manuels scolaires, d'articles dans la revue "Espace Prépas" ; participat° aux jurys de CAPES, ECRICOME, TBS et GEM ; en CPGE dep 2009. Auteur du manuel de 1ère année sorti en mai 2017 (Studyrama) et réédité en 2021 comme le Dictionnaire Illustré ainsi que de deux manuels de commentaires de cartes (épreuve Ecricome). Chargé de cours à la TSE et de TD à l'Université J.Jaurès.
Studyrama vient de sortir une collection de manuel "tout en un" voué aux prépas HEC. Composé de 3 parties cours-méthode-annales, ils forment un bel outil auquel j'ai beaucoup participé pendant un an (10 chapitres/14 + méthode et qques annales). Ce travail a été passionnant et suis donc heureux de vous le présenter. Anne Calvet que vous connaissez bien y aussi rédigé 2 chapitres.
A noter : il s'agit d'une nouvelle collection "tout en un" qui couvre toutes les disciplines et les niveaux. L'ouvrage existe donc pour les 2ème Année.
Armée. La Chine baptise son premier porte-avions fait maison
Publié le
Le premier porte-avions fabriqué en Chine mis à l’eau, le 26 avril 2017, dans la province du Liaoning, en Chine. PHOTO REUTERS / Stringer
Avec le lancement du Shandong, la Chine possède désormais deux porte-avions et progresse dans le développement stratégique de sa marine.
Le
premier porte-avions de fabrication chinoise a été baptisé le 26 avril,
dans le port de Dalian, ville de la province du Liaoning, dans le
nord-est de la Chine. Un nouveau signe de l’expansion de la puissance
maritime chinoise, commente le South China Morning Post. La
cérémonie a eu lieu en présence de Fan Changlong, vice-président de la
Commission militaire centrale, mais son président, Xi Jinping,
était absent.
Le porte-avions Shandong – du nom d’une province de l’est du pays – sera le deuxième de la Chine, après le Liaoning, navire racheté à l’Ukraine en 1998, reconstruit et remis en service par la marine chinoise en 2012. La structure du Shandong, dont la construction a débuté en mars 2015, est très similaire à celle du Liaoning,
mais son équipement est plus moderne, et il comporte plus d’espace pour
abriter avions et hélicoptères, ajoute le quotidien hongkongais.
Un progrès modeste selon les experts
Selon
les experts, ce lancement représente néanmoins un progrès modeste, vu
l’énorme fossé technologique qui sépare encore la marine chinoise de la
marine américaine.
Le
nouveau navire de 50 000 tonnes à moteur conventionnel doit entamer une
série de tests et ne devrait être formellement opérationnel que vers
2020, précise de son côté la Nikkei Asian Review. La Chine a commencé la construction d’un troisième porte-avions à Shanghai, de conception beaucoup plus moderne.
dimanche 2 avril 2017
03/17 Actualité internationale Synthèse de l’actualité internationale de mars 2017
Professeure de chaire supérieure au lycée
Faidherbe (Lille) où elle enseigne la géopolitique en classes
préparatoires économiques et commerciales. Membre du laboratoire HABITER
(EA 2076) de l’Université Reims Champagne-Ardenne. Elle est notamment
co-auteure chez Ellipses de Les 50 cartes à connaître, Coll. Atout concours, Paris, 2016 ; Histoire, Géographie, Géopolitique. Concours d’entrée aux grandes écoles, Coll. Atout concours, Paris, 2015.
Voici
une synthèse de l’actualité internationale de mars 2017 qui sera fort
utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité
géopolitique, voire préparent un concours. Pour ne rien manquer, et
recevoir nos alertes sur des documents importants, le plus simple est de
s’abonner gratuitement à notre Lettre d’information hebdomadaire ou au compte twitter de veille géopolitique @diploweb
Le sort des urnes
Mars 2017, le mandat du brésilien Roberto
Azevedo à la tête de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est
reconduit pour quatre ans. Il était le seul candidat à sa succession à
la présidence de cette institution aujourd’hui malmenée dans le cadre
d’une remontée du protectionnisme.
Les 27 pays membres de l’Union européenne
(encore officiellement à 28 mais avec un Royaume-Uni sur le départ) ont
reconduit Donald Tusk à la tête du Conseil européen malgré l’opposition
de son pays d’origine, la Pologne.
En Irlande, le parti
nationaliste Sinn Feinn, qui prône la réunification de l’Irlande,
obtient près de 28 % des suffrages exprimés lors des élections
législatives de mars 2017, juste derrière le parti unioniste.
La Corée du Sud destitue sa présidente pour corruption. Des élections présidentielles devraient se tenir au mois de mai 2017. En Inde,
les élections régionales – notamment celle de l’Uttar Pradesh très
peuplé - renforcent le pouvoir du parti nationaliste hindou – le BJP –
du premier ministre Narendra Modi.
Les élections législatives des Pays-Bas reconduisent le premier ministre libéral sortant, Mark Rutte, il devance le parti populiste Partij voor de Vrijheid
(PVV) de Geert Wilders qui a réussi une vraie percée, mais pas
suffisante pour le conduire au pouvoir comme il pouvait l’espérer. Paris
et Berlin
se sont empressés de congratuler M. Rutte, ne cachant pas leur
soulagement dans le cadre du Brexit et des élections à venir tant en
France qu’en Allemagne.
En Allemagne, le parti conservateur
d’Angela Merkel, la CDU-CSU, sort renforcé du scrutin organisé dans la
Sarre avec une nette avance sur les socialistes du SPD.
En
Bulgarie, le parti de Centre-droit de Boïko Borissov remporte les
élections législatives de mars 2017, sans pouvoir pour autant gouverner
seul.
A Hong-Kong, cité-État revenue dans le giron de la République populaire de Chine
à la fin des années 1990, la candidate de Pékin, Carie Lam, a été élue
sans aucune surprise et deviendra la nouvelle chef de gouvernement. Cela
ne fait qu’illustrer la mainmise croissante de la Chine populaire,
contre laquelle s’est élevée la « révolution des parapluies » à
l’automne 2014.
Quelle Union européenne ?
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, dessine en mars 2017 dans son Livre blanc, un avenir possible pour l’Union post-Brexit qui pourrait passer par une Union européenne à plusieurs vitesses.
Une UE qui maintient ses politiques communes, au sein de laquelle
chaque membre serait libre d’approfondir la politique de son choix. Ce
scénario a déjà été évoqué quelques semaines plus tôt par François
Hollande ou Angela Merkel. Autre avenir possible, celui où l’Union
laisserait davantage de champ aux États-nation. F. Hollande défend une
Europe à plusieurs vitesses pour éviter « qu’elle n’explose ». Celle-ci aurait un noyau composé, a minima
de l’Allemagne, de l‘Espagne, de l‘Italie et de la France. Les pays
d’Europe centrale et orientale ne partagent absolument pas cette vision
de l’Europe communautaire : certains y verraient un « apartheid ».
La
santé de l’économie grecque continue à se détériorer. La contraction du
PIB au dernier trimestre 2016 ne permet plus d’afficher une croissance
positive pour l’année 2016, et les prévisions pour 2017 – 2.7% espérés –
sont d’ores et déjà caduques. La thérapie ne serait-elle pas la bonne ?
La
Suède rétablit son service militaire. Cette décision est motivée par de
nouvelles inquiétudes liées à politique russe. La Pologne annonce,
elle, son retrait de l’Eurocorp.
La
procédure d’activation de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne,
le Brexit, est enfin activée le 29 mars 2017, un jour qui désormais
fait date pour l’Europe communautaire.
En mars 2017, après l’interdiction de meeting en faveur du referendum d’Ankara en Allemagne, le président Erdogan qualifie de « nazies » les mesures prises par Berlin. Cette réaction outrancière révèle non seulement une dégradation des relations
entre les deux pays, mais aussi le fait que la réussite du referendum
qui doit consacrer les pouvoirs présidentiels au détriment du poste de
premier ministre, semble moins assurée que prévue : Erdogan compte sur
les votes de la nombreuses communautés turques vivant en Allemagne. Les
Pays-Bas ont aussi pris des mesures contre un rassemblement pro-AKP et
ont interdit l’atterrissage de l’avion transportant le chef de la
diplomatie turque, alors que l’Autriche demande à l’Union européenne de
réagir. La France, elle, accueilli à Metz pour un meeting électoral le
ministre des Affaires étrangères turc, rompant le front européen. Tout
cela se passe sur fond de chantage concernant le contrôle des flux
migratoires.
La procédure d’activation de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, le Brexit, est enfin activée le 29 mars 2017,
un jour qui désormais fait date pour l’Europe communautaire. C’est dans
ce contexte que l’Écosse veut demander un referendum sur son
indépendance, elle qui s’était majoritairement prononcée pour le « in ».
Les indépendantistes catalans
veulent aussi organiser un referendum d’autodétermination de leur
région. Le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, estime que cela
serait contraire à la constitution espagnole. Il faut d’ailleurs
remarquer que la population catalane est très partagée concernant une
sortie de l’Espagne, d’autant qu’elle ne garantit pas un maintien dans
l’Union européenne... ce qui est aussi valable pour l’Écosse. Le Brexit
pose de nombreuses questions, les conditions de sortie du Royaume-Uni
mais aussi celle de la participation britannique à la défense
européenne, pour l’heure bien mal en point.
Durant ce mois de
mars 2017, un nouvel attentat a été perpétré sur le sol européen. Une
voiture bélier a fait plusieurs victimes et des dizaines de blessés dans
le quartier londonien de Westminster.
Exemplaire original du traité de Rome, 1957
Le
25 mars 2017, l’Union européenne commémore le 60e anniversaire du
traité de Rome. Le 29 mars 2017, le Royaume-Uni, membre depuis 1973,
active la procédure de retrait de l’UE, suite au référendum en faveur du
Brexit en juin 2016.
L’Europe communautaire a 60 ans
L’Europe
communautaire fête, sans allégresse, ses 60 ans. Le 25 mars 1957 a été
signé le traité de Rome, il lance l’aventure communautaire pour éloigner
le spectre de la guerre mais aussi par peur de l’Union des Républiques
socialistes soviétiques (URSS). Le 25 mars 2017, 27 des États membres se
retrouvent à Rome, sans le Royaume-Uni puisqu’il est présumé sur le
départ. Si nous sommes bien loin des seulement Six États fondateurs,
l’Europe communautaire n’en est pas moins désenchantée comme en témoigne
une Pologne qui ne décolère pas et rechigne à parapher la déclaration
rénovée de l’Europe communautaire du fait du scénario d’une Europe à
plusieurs vitesses alors que la Grèce veut que les droits des
travailleurs y figurent.
Dans cette Europe du Brexit, la
désaffection des opinions est palpable. L’Europe communautaire est
enlisée au milieu du gué. Ainsi, alors que le premier ministre japonais,
Shinzo Abe, propose de conclure un accord de libre-échange avec l’Union
européenne, les viticulteurs du Languedoc réclament des mesures
protectionnistes à l’encontre du vin espagnol, et la « clause Molière »
veut rendre l’usage du français obligatoire en France sur les chantiers
relevant d’une commande publique. L’écart semble grandissant entre les
Européens et les instances communautaires. Certains, comme Jean-Pierre
Chevènement, demandent à revoir le contrat de l’Europe.
La guerre continue au Proche et Moyen-Orient
En
mars 2017, la guerre au Yémen se poursuit. Ainsi, 45 000 civils ont
fuit le port de Mokha, déjà théâtre de combats sanglants. Les
bombardements américains s’intensifient au Yémen.
Au Proche-Orient,
l’armée syrienne a repris la ville antique de Palmyre qui était aux
mains de Daech, alors qu’Al Qaida confirme la mort de l’égyptien Abou Al
Khayr al Masri, le numéro deux de son organigramme. Il a été tué dans
la province d’Idlib par un drône de la CIA. Les attentats qui ont causé
la mort d’environ 74 personnes – essentiellement des chiites – à Damas
ont été revendiqués par Al- Qaida. En Égypte, Hosni Moubarak, ancien
président, a été acquitté par la Cour de cassation pour la mort de
centaines de manifestants lors du « printemps arabe » (2011). Il a été
remis en liberté. En Irak, alors que la reconquête de Mossoul est
particulièrement âpre, les attentats continuent à ensanglanter le pays.
Ce conflit entre dans sa septième année... et près de 400 000 civils
sont coincés dans la vieille ville de Mossoul où les combats font rage.
Au
Koweït, un pont long de 36 km se construit pour profiter de la
dynamique impulsée par la « nouvelle route de la soie » voulue par Xi
Jinping.
Toujours des tensions en Asie... mais aussi des perspectives d’avenir
En Asie, après des manœuvres des armées américaines et sud-coréennes, la Corée du Nord
a envoyé en mars 2017 quatre missiles à quelques centaines de
kilomètres des côtes japonaises. Cette escalade des tensions nourrit
l’inquiétude dans la région. La Chine
lance des campagnes de boycott de produits sud-coréens en raison du
déploiement par Séoul du bouclier anti-missiles américain Thaad (Terminal High Altitude Area Defense).
Elle prend, en outre, au sérieux les menaces proférées par Daech qui
promet des « rivières de sang » dans la province Ouïghoure et musulmane
du Xinjiang par laquelle passerait la partie terrestre de la « nouvelle
route de la soie » portée par Pékin.
Les violences dans les
provinces nord de la Birmanie provoquent l’exode de civils. Environ 20
000 d’entre eux se seraient réfugiés dans la Chine voisine. La Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII),
créée en 2015 sous l’impulsion de la Chine, vient d’accueillir 13
nouveaux membres dont le Canada, la Belgique, l’Irlande, la Hongrie, le
Pérou et le Venezuela. Les États-Unis et le Japon se tiennent résolument
éloignés de ce qui peut être considéré comme un « anti-FMI » et finance
en partie les « nouvelles routes de la soie ».
En Amérique...
Le
couple Obama a signé en mars 2017 un mirobolant contrat pour écrire,
chacun, un livre sur leur passage à la Maison Blanche. La maison
d’édition Penguin devrait leur verser 65 millions de dollars, un
record : G. W. bush a touché 10 millions pour son Decision Points,
et Bill Clinton, lui, 15 millions. Ce dernier et son épouse auraient,
cependant, gagné quelque 153 millions de dollars pour 729 conférences
tenues depuis leur départ de la Maison Blanche. Des retraites dorées...
Le
décret Trump anti-réfugiés a été légèrement amendé en mars 2017, dans
la forme pour être conforme au droit, mais sur le fond les changements
sont minimes. Il concernera toujours les ressortissants de l’Iran, de la
Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie, du Yémen, mais plus de
l’Irak et ne concernera plus les possesseurs d’une carte verte ou d’un
visa. Dès avril 2017, la possibilité offerte aux immigrés très qualifiés
de bénéficier d’un visa HIB sous 15 jours sera suspendue au grand dam
de la Silicon valley qui en a besoin. Pourquoi ? L’idée est de donner un
coup d’arrêt à une immigration indienne qui vient concurrencer les
salariés américains pour des salaires moindres.
D. Trump ne
pourra pas tenir sa promesse électorale concernant l’Obamacare, les élus
démocrates et une partie des Républicains se sont opposés en mars 2017 à
son abrogation. C’est un nouveau camouflet pour la Maison Blanche. Le
président Trump déclare qu’il compte sur un effondrement de l’Obamacare
de lui-même
L’administration Trump annonce en mars 2017 un
vaste plan de relance, que le président évalue 1 000 milliards de
dollars. Il s’agit de donner du travail aux Américains tout en équipant
le pays avec une politique de grands travaux d’inspiration keynésienne.
Reste la question des financements.
Le nouveau président
américain n’a pas fait mystère de sa volonté de revenir sur les accords
de libre-échange auxquels participe son pays. Les ministres mexicain de
l’Économie et canadien du commerce ont fait savoir à Donald Trump que la
renégociation de l’ALENA (accord de libre-échange nord-américain)
devrait être trilatérale, et non pas décidée à Washington. Le G20 s’est
réuni à Baden-Baden, où l’administration américaine a fait savoir
qu’elle voulait un commerce « équilibré et équitable ». Le communiqué
final du G20 ne fait donc pas mention de lutte contre le protectionnisme
et ne fait pas davantage mention, faute d’accord, d’un financement de
la lutte contre le changement climatique. Le président américain annonce
le réexamen des engagements pris par son prédécesseur sur le climat. Le
processus pourrait, cependant, prendre quelque temps.
La famine reste une menace dans le monde de 2017
La famine menace de nouveau. Elle concerne en mars 2017 plus de trente millions de personnes au Yémen, au Sud-Soudan, en Somalie et au Nigéria.
Alors
que l’Éthiopie commence à faire figure de pays émergent, un terrible
éboulement dans une décharge dans la banlieue d’Addis Abeba a causé la
mort de plus de 70 personnes.
De nouvelles révélations...
Wikileaks
révèle que la CIA emplois quelques 5 000 hackers et un bon millier de
cyber-armes tels des malwares, des chevaux de Troie... La CIA a ainsi la
capacité de pénétrer dans tout objet connecté utilisant Android ou IOS,
dans n’importe quel terminal informatique connecté ou non, elle peut
utiliser les télévisions Samsung et les transformer en micro et
espionner... ce n’est même plus de la science fiction !
… mais aussi de bonnes nouvelles
Des
archéologues ont découvert en mars 2017 une statue sous les eaux,
probablement de Ramsès II un des pharaons les plus emblématiques de
l’Égypte. Cette statue mesure huit mètres.
La Banque mondiale
accorde, au Maroc, un prêt de 150 millions de dollars pour soutenir les
start up innovantes et donc la création d’emplois pour « renforcer
l’inclusion sociale et économique » du royaume. Elle mobilise aussi sur
un plan d’investissement de 57 milliards de dollars sur la période
2017-2020 pour le développement de l’Afrique sub-saharienne mais aussi
pour la prévention des conflits qui y restent nombreux.
Un
Fonds bleu vient d’être créé pour protéger et mieux mettre en valeur le
bassin du Congo, autre « poumon de la Terre » avec l’Amazonie. Il
concerne, autour du Congo, une dizaine de pays comme le Cameroun, la
République démocratique du Congo, le Gabon, l’Angola ou la Zambie, mais
encore le Rwanda ou le Burundi. Cette région a été ensanglantée par la
« guerre mondiale africaine » définie par Colette Braeckman, un conflit
qui a fait plusieurs millions de victimes après le génocide des Tutsis
du Rwanda. La région a bien besoin d’un nouveau souffle. Copyright Mars 2017-Degans/Diploweb
Climat : Trump s'attaque à l'héritage d'Obama et l'accord de Paris
Par
latribune.fr |
Une majorité d'Américains pense que le
budget de l'EPA devrait soit resté tel quel soit être augmenté.
(Crédits : Statista*)
Donald Trump a promis un renouveau de l'industrie du
charbon dans un discours au cours duquel il n'a toutefois pas mentionné
une seule fois la question du changement climatique.
À défaut d'avoir pu abroger comme il le voulait
l'Obamacare, Donald Trmp semble avoir réussi à détruire une partie de
l'héritage législatif laissé par son prédécesseur. Le président
américain Trump a annulé mardi par décret une bonne partie des
réglementations contre le réchauffement climatique mises en place par
l'administration Obama, afin de stimuler la production d'énergies
fossiles sur le sol américain.
Le décret de Donald Trump demande à
l'EPA (Agence de protection de l'environnement) d'enclencher un
processus de "révision" formel du projet. Une révision susceptible de
déclencher de nouvelles contestations en justice, qui pourraient, selon
certains procureurs généraux des Etats, durer plusieurs années.
Relancer le charbon et les emplois associés
"Mon administration met un terme à la guerre contre le charbon", a dit le locataire de la Maison blanche avant de signer le décret.
"Par
le décret promulgué aujourd'hui, je prends des mesures historiques pour
lever les restrictions sur l'énergie américaine, pour en finir avec
l'intrusion du gouvernement et abroger les réglementations destructrices
d'emplois".
La principale mesure visée par ce décret sur l'"indépendance énergétique"
est le Clean Power Plan, introduit par Barack Obama en 2014, et qui
était au cœur des efforts engagés par l'ancienne administration
démocrate pour lutter contre le changement climatique. Contraignant les
Etats à réduire d'un tiers d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005,
les émissions de dioxyde de carbone dans les centrales électriques, le
plan n'a toutefois jamais été mis en oeuvre en raison des recours en
justice déposés par plusieurs Etats républicains.
Le Clean Power
Plan devait permettre aux Etats-Unis de respecter les engagements
souscrits dans l'accord de Paris de décembre 2015, qui entend limiter la
hausse des températures à moins de 2°C par rapport aux niveaux
préindustriels.
Le texte prévoit en outre d'annuler
l'interdiction de l'octroi de nouvelles concessions de mines de charbon
sur des terres fédérales, d'assouplir les règles sur l'émission de
méthane dans les exploitations gazières et pétrolières et de réduire la
place accordée à la lutte contre le réchauffement climatique dans les
agences du gouvernement.
ExxonMobil appelle Trump à respecter l'accord de Paris
L'annonce
a été loin de plaire à tous. La compagnie pétrolière ExxonMobil a ainsi
demandé à l'administration Trump de respecter l'accord de Paris qu'elle
considère "comme un cadre efficace pour répondre aux risques du changement climatique", selon une lettre datée du 22 mars et communiquée mardi par cette entreprise à l'AFP.
"Nous
pensons que les Etats-Unis sont en bonne position pour être compétitifs
dans le cadre de l'accord de Paris avec d'abondantes ressources en
faible teneur en carbone comme le gaz naturel et des entreprises privées
innovantes y compris dans les secteurs du pétrole, du gaz et de la
pétrochimie", écrit Peter Trelenberg, responsable des politiques
environnementales chez ExxonMobil dans cette lettre adressée à David
Banks, conseiller spécial du président Donald Trump pour l'énergie
internationale et l'environnement.
L'ex-PDG
d'ExxonMobil, Rex Tillerson, est l'actuel chef de la diplomatie de
Donald Trump. Il s'était exprimé en faveur d'une taxe carbone alors
qu'il dirigeait cette entreprise. Selon une étude du département de
l'Energie, les emplois dans l'éolien aux Etats-Unis ont grimpé l'an
dernier de 32%, et ceux dans l'énergie solaire de 25%.
Opposition internationale
À l'international, la décision américaine a été largement critiqué.
Christiana
Figueres, ancienne secrétaire exécutive de la Convention-cadre sur le
changement climatique, qui a participé à l'élaboration de la COP21 à
Paris, juge que le décret Trump sur l'énergie est une erreur.
"Essayer
de rendre les énergies fossiles compétitives face au boom du secteur
des énergies renouvelables [...], c'est aller à l'encontre du mouvement
économique", dit-elle.
L'ancien président de la COP 21, Laurent Fabius, y est également allé de son petit mot, estimant que cela était un "recul grave".
"Le
démantèlement d'importantes réglementations protectrices,
l'encouragement à des projets polluants d'énergies fossiles, l'annonce
d'une amputation massive des budgets nationaux et internationaux dans ce
domaine sont contraires aux connaissances scientifiques les mieux
établies et aux objectifs d'intérêt général poursuivis par l'Accord
mondial de Paris, déjà ratifié par 141 pays dont les Etats-Unis", juge
Laurent Fabius dans un communiqué.
De son
côté, Pékin a réaffirmé mercredi être toujours lié par ses engagements
pris dans le cadre de l'accord de Paris. Début septembre, la Chine, qui
représente 20% du total des émissions de gaz à effet de serre, et les
Etats-Unis (18%) avaient officiellement endossé ensemble l'accord de
Paris, qui est entré en vigueur deux mois plus tard. "Peu
importe comment évoluent les politiques des pays tiers sur le changement
climatique, la détermination, les objectifs et la politique de la Chine
en tant que grand pays en développement responsable face au changement
climatique ne changera pas", a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lu Kang. >> Aller plus loinClimat : Trump peut-il saboter l'Accord de Paris ? *Un graphique de notre partenaire Statista
(avec AFP et Reuters)
"Mon ralliement à l'idée de Marché commun doit beaucoup aux explications que me donna Uri", confie Jean Monnet dans ses Mémoires. (Crédits : DR)Après l'échec de la création d'une communauté européenne de défense, les pères fondateurs de l'Europe, emmenés par Jean Monnet, tentent de mettre les Européens d'accords autour du nucléaire civil et d'un marché commun. L'économiste français Pierre Uri a joué un rôle décisif, en posant les bases des négociations sur les traités de Rome.
Malgré l'avalanche de critiques à son égard en cette période électorale, l'Europe fête samedi les 60 ans des traités de Rome. Signés par six pays : la France, l'Italie, la RFA et les trois pays du Benelux, ces textes font partie des fondations sur lesquelles l'Union européenne actuelle s'est bâtie.
À l'époque, l'aboutissement de ces accords était loin d'être une évidence. Si la construction européenne avait franchi une étape clé en 1951, avec le traité de Paris instituant la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier), les espoirs de voir émerger une défense commune sont douchés par l'Assemblée nationale française qui rejette le projet de CED en 1954.
Déterminés à poursuivre la construction européenne, le Français Jean Monnet et le Belge Paul-Henri Spaak se lancent dans un travail de l'ombre. Pour arriver à leurs fins, ils reçoivent le concours décisif d'un autre français : Pierre Uri. Ce normalien, agrégé de philosophie, a gagné ses galons d'économiste à l'université de Princeton aux États-Unis. Il a notamment participé à la rédaction du plan Monnet en 1946 et dirige depuis 1952 la Division Économie générale de la CECA.
(De gauche à droite, Jean Monnet et Paul-Henri Spaak, crédits : Services audiovisuels de la Commission européenne)
"Faire un marché commun à six"
Après l'échec de la CED, Jean Monnet, alors président de la Haute Autorité de la CECA, a l'idée de rassembler à nouveau les Européens autour d'un autre secteur : le nucléaire civil. Calqué sur le modèle de la CECA, le projet de communauté de l'énergie atomique, baptisé Euratom sera la nouvelle pierre à l'édifice européen. Septique, Uri met en garde Monnet sur les carences de ce projet qui, selon lui, doit intégrer l'idée d'un Marché commun pour convaincre l'ensemble des pays à le signer.
"Des hommes comme Erhard [ministre de l'Économie et vice-chancelier allemand, NDLR] ne verront pas l'intérêt d'une nouvelle organisation supranationale dans le cadre des Six pour une industrie qu'ils peuvent négocier avec la technique anglaise, américaine, norvégienne, plutôt qu'avec ceux qui n'ont rien ou presque. En revanche, si vous leur parlez de généraliser l'intégration qui est déjà commencée, de faire un marché commun à six, alors ils comprendront qu'on fasse aussi une communauté atomique dans le même cadre", expliquait l'économiste (extrait des Mémoires de Jean Monnet).
L'idée demeure tout de même absente du projet présenté en 1955, rejeté par les dirigeants allemands et français. "J'eus vite la preuve que cette institution étaitjuste", raconte Jean Monnet dans ses Mémoires qui finit alors par se laisser convaincre. "Mon ralliement à l'idée de Marché commun doit beaucoup aux explications que me donnaUri", poursuit-il.
Cette conversion a permis d'ouvrir un nouvel axe de travail à ses partenaires européens et dès le mois de mai 1955, le Belge Spaak lui fait parvenir quatre pages de propositions regroupées sous le nom de Mémorandum des pays du Benelux aux six pays de la CECA sur lesquelles figurent pour la première fois la notion de "Communauté économique".
Fin publicité dans 26 s
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Le "rapport Spaak" ou la maquette des institutions européennes
Le 1er juin, les ministres des Affaires étrangères des Six sont réunis à Messine en Sicile. Le Mémorandum leur est remis et, mises à part quelques modifications de forme, ils tombent d'accord sur les principes d'une "Communauté économique" et d'Euratom. Ils désignent alors un comité de délégués et d'experts chargés, sous la direction de Paul-Henri Spaak, de rédiger un rapport qui servira de base à la rédaction des traités. Pierre Uri en fait partie.
Incluse dans le groupe de travail, la Grande-Bretagne quitte la table, quant aux délégués des Six, ils ne cessent de s'écharper sur des intérêts nationaux qui risquent de tuer le projet. Atterré par la situation, Spaak mise sur l'esprit de synthèse de Pierre Uri, qui a assisté à l'ensemble des sessions de travail, pour rédiger la copie.
L'établissement d'un marché commun sous la base d'une union douanière, la fixation d'un tarif extérieur commun, la création d'une Banque européenne d'investissement (BEI), ainsi que de quatre institutions - la Commission européenne, le Conseil des ministres, la Cour de justice et le Parlement- chargées de garantir le fonctionnement de la Communauté... sont inclus dans le rapport Spaak. Remis lors du sommet de Venise du 29 au 30 mai 1956, il est validé par les dirigeants.
Véritable "maquette de l'Europe" selon Arte, ce document "aura été essentiellement l'œuvre d'Uri - Spaak en porta maintes fois témoignage", souligne Jean Monnet. Le 25 mars 1957, les traités de Rome, comprenant la communauté économique européenne (CEE) et le communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom), sont signés par les Six. Les institutions créées à l'occasion sont pour la plupart toujours d'actualité.
(Cet épisode est reconstitué dans ce documentaire d'Arte, intitulé Dans les coulisses des traités de Rome, à partir de 28 min 45)
Aux Etats-Unis, le déclin des candidatures d’étudiants étrangers
L’élection de Donald Trump et la fermeture des frontières se font déjà sentir : 39 % des universités américaines font état d’une baisse des demandes d’inscriptions d’étudiants internationaux.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/03/14/aux-etats-unis-le-declin-des-candidatures-d-etudiants-etrangers_5094481_4401467.html#xuFBxX571h6JQb1U.99
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Types de colle
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PROFESSEURS
Me
CALVET
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M.
DONNADIEU
Me
DELPRAT
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GIRARD
M.
DONNADIEU
plan général des deux chapitres sur l'Europe :
chapitre 20 : Europe et Union européenne entre unité et diversité voir ci-dessous
I/ L'espace européen
II/La civilisation européenne entre unité et diversité
III/ L'Europe politique en ébullition : fragmentation, populismes et crises
IV/ Concilier approfondissement et élargissement
chapitre 21 : géoéconomie et géopolitique de l'Europe
I/ La 1ère puissance économique et commerciale mondiale
A - Un acteur éco ancien, puissant, mais déclinant
B - Une région éco fonctionnelle
C - L'Europe dans la guerre économique
II/ Un nain politique et militaire ?
A - La multiplicité des acteuts forge l'Europe normative
B - Les difficultés de la politique étrangère et de sécurité commune
C - L'Europe face au voisin russe
D - Le poids régional et mondial de la puissance de l'Europe : quels horizons européens ?
REFLECHIR AU TYPE DE SUJET
1. Sujet thématique ou transversal
Ex : L'industrie, un enjeu
majeur au carrefour des problématiques de la mondialisation contemporaine
(ESSEC 2014)
2. Mise en relation de deux ou trois thèmes
Ex : Puissance,
croissance et développement durable : quelles corrélations et implications
pour les grands pays et groupes de pays du monde ? ESSEC 2012
3. Sujet thématique avec vision binaire
interrogative (3 sujets à ESCP
depuis 2009)
Ex : Les
zones d’intégration régionale : étape ou alternative au processus de
mondialisation ? ESCP 2012
4. Sujet évolutif/historique
Ex :Les
années 1980-2000 sont elles en rupture ou en continuité par rapport au
processus de mondialisation hérité de a Révolution Industrielle ? ESCP
2010
5. Sujet spatial
Ex :L’Asie
de l’Est : nouveau centre géopolitique et économique du monde? Ecricome
2015