lundi 17 mars 2014

Le Portugal perd 10 000 personnes/mois.

Un record dont il se serait passé : en 2012, le Portugal a perdu 10.000 personnes par mois selon l’Institut national des statistiques. De quoi plomber un pays, à peine sorti de la récession.
L’exode portugais se prolonge. Pire, il progresse. Le Portugal vient de battre son triste record des années 1960. 121.418 personnes se sont expatriées en 2012 contre 120.239 en 1966, sous la dictature d’Antonio de Oliveira Salazar.
D’après le quotidien Diário de Notícias, les Portugais privilégient les destinations européennes, dans l’espoir de trouver un travail. La France, le Luxembourg, la Suisse et le Royaume-Uni sont les plus concernés. Les chômeurs portugais sont même prêts à renouer avec l’Angola. L’ancienne colonie jouit d’un véritable boom économique ces dernières années.
La nouvelle marque le début d’une catastrophe pour le pays. Avec son faible taux de natalité, un solde migratoire négatif et l’augmentation constante du nombre de morts (plus de 100.000 personnes tous les ans) le pays traverse une crise démographique importante. Depuis 1982, le seuil de renouvellement de la population est dans le rouge. Depuis 2011, le pays perd 55.000 Portugais par an. De quoi alarmer des économistes comme Carole Pereira Da Silva, qui déclare dans Diário de Notícias : “Il ne peut y avoir de reprise économique stable si toute la population, âgée de 15 à 64 ans, fuit le pays […] La crise que nous traversons est plus grave que celle des années 60. A l’époque, les migrants étaient majoritairement des ouvriers non qualifiés. Ils envoyaient l’argent qu’ils gagnaient au Portugal. Maintenant, nous perdons essentiellement des jeunes diplômés qui partent travailler et faire leur vie dans d’autres pays européens. Ces pays n’ont pas dépensé un centime pour leur éducation et aujourd’hui ils en récoltent tous les fruits.”
Source : MyEurop - 21.10.2013

Terrorisme au Nigéria

03/03/2014 à 18:08
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Sur les lieux d'une attentat dans la ville de Maiduguri, bastion de Boko Haram, le 2 mars 2014.Sur les lieux d'une attentat dans la ville de Maiduguri, bastion de Boko Haram, le 2 mars 2014. © AFP
Au lendemain d'une triple attaque qui a fait au moins 75 morts, près de 30 personnes ont été tuées dimanche soir dans l'État de Borno, au Nigeria (Nord-Est). Les autorités locales accusent le groupe islamiste Boko Haram.
C'est un nouveau bain de sang dans l'État de Borno, situé dans la partie nord-est du Nigeria. "Des hommes armés suspectés d'appartenir à Boko Haram ont tué, le 2 mars, 29 personnes durant l'attaque de la localité de Mafa", a annoncé lundi Ahmed Zanna, un sénateur local. La veille, le groupe islamiste avait massacré au moins 74 personnes dans la même région.
"Les insurgés avaient diffusé plus tôt dans la semaine des tracts dans lesquels ils prévenaient d'une attaque imminente, une tactique déjà utilisée par les extrémistes", a expliqué Ahmed Zanna.
Après ces menaces, plusieurs personnes ont fui, les écoles ont été fermées et des renforts militaires envoyés vers la localité de Mafa, située à quelque 45 kilomètres au nord-est de la capitale de l'État, Maiduguri.
L'armée en fuite
"Mais lorsque l'attaque a commencé, les soldats ont fui car ils étaient dépassés en termes de puissance de feu et d'effectifs par les hommes armés", a expliqué le sénateur.
Selon Ahmed Zanna, 29 personnes ont été enterrées après l'attaque de Boko Haram.
Plus de 330 personnes ont déjà perdu la vie depuis le début de l'année. Un bilan quasiment sans précédent en deux mois depuis le début du conflit il y a quatre ans et demi.
(Avec AFP)


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Terrorisme | Nigeria : une nouvelle attaque de Boko Haram fait 29 morts à Mafa | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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Source : Jeune Afrique

vendredi 14 mars 2014

DS à rendre et croquis sur l'Afrique

Bonjour, je vais venir de 11h30 à 12h dans le couloir de la salle 101 pour distribuer vos copies du dernier Ds (corrigé en ligne ci-dessous, mais photocopie à l'intérieur) et prendre les croquis sur l'Afrique.

lundi 3 mars 2014

Corrigé du DS n°4

DS n° 4 – HGGG Sujet : réflexion et proposition de corrigé
L’Europe et les principales puissances européennes face aux bouleversements du monde.
Approche et sens du sujet :
-sujet déroutant par l’absence de borne chronologique ; peut-être certains jurys seront tentés de profiter de votre ancien programme pour lui donner une connotation historique (qui va un peu disparaitre avec les nouveaux programmes) ? Mon objectif est donc de vous préparer à un sujet un peu inhabituel en raison de son imprécision ou d’une ambiguïté. Il y a parfois des fuites et donc le recours aux sujets de secours.
-faire attention aux termes exacts du sujet :     
1 « principales puiss eur et Europe » vous oblige à aborde le terme Europe, et non l’Union européenne, amène à s’interroger à l’avant SGM.r les visions différents et les facteurs de divisions entre All, Fr et RU ; cet ajout est important car il vous invite à un chgt d’échelles : entre échelle eur et échelle nationale, votre réflexion permet de nuancer le déclin eur et aussi de l’expliquer par le maintien du sentiment national.                         
2 « bouleversements du monde » est différent de « basculement du monde » : cette expression souvent utilisée par Laurent CARROUE évoque les années 2000 qui s’achèvent par la crise de 2008 qui touchent surtout Am du nord et Eur au profit d’une croissance confirmée des émergents. Le terme « bouleversements » est plus général, pas seulement économique, donc aussi géopolitique et oblige à poser le début du sujet. La réponse à cette question des bornes chronologiques est donnée par les documents illustratifs.
-les doc d’accompagnement : si la plupart évoquent la période d’après 1945 (chronologie, stat, texte…), le 3ème doc (nommé figure 27) couvre le poids des puissances éco mondiales depuis 1700.  D’autres sont très orientés vers l’évolution depuis 1945 (chrono ou figure 28) ou bien l’évolution éco récente ou même font un constat actuel (secteur du luxe ou Ide chinois). Bilan : temps long/temps court : il faut appréhender le sujet sur une vision historique, tout en ne négligeant pas la situation récente (années 2000) !
-erreurs à ne pas faire :
1 ce n’est pas un sujet avec « et » dans la mesure où l’expression « face à » donne les enjeux du sujet entre Europe et chgts du monde ; par ailleurs, réduire, le sujet à l’UE réduit trop le sujet ; les « principales puiss eur » oblige à ne pas oublier le trio des 3 puiss et surtout le couple franco-all, moteur de la contr eur.
-PROBLEMATIQUE : Comment l’Europe a-t-elle été d’abord motrice des grandes évolutions contemporaines mondiales, puis  après 1945 et surtout depuis les années 2000, de quelle manière la construction européenne est-elle une réponse unitaire face à de nouveaux ordres mondiaux où l’Europe compte de moins en moins ?
-PLAN :
I/ L’Europe, centre d’impulsion des bouleversements depuis près de 5 siècles
             A – Un bouleversement d’abord interne : révolutions industrielle et  pol : essor des libertés, du libéralisme, concurrences éco…
                B – L’Européanisation du monde : essor des valeurs et migrations eur ds le monde  = influence, et domination com et pol (colonisation, commerce triangulaire) = hégémonie.
               C – Mais plutôt des centres d’impulsion (pays leaders de Maddison), qui amène finalement à deux guerres fratricides (et donc au déclin eur). Ces centres d’impulsion sont Paris et Londres, villes globales.
II/ La construction eur, réponse au déclin éco, pol et géopol de l’Eur
                A – Déclin géopol total pdt la Gf : 2 gdes puiss hist dép/EU et 1ère puiss éco (All) divisée : liste de ce déclin = démo, pol, idéologique…
             B – Réussites de la constr eur : réconciliation fr-all = moteur de l’Eur, protection agr, marché unique, succès com, monnaie… délégation de souveraineté des puissances, Eur tjrs attractive (au niveau migratoire, IDE…)
             C – Des élargissements réussis (de 6 à 15 de 1951 à 1995) grâce à des pol communes dyn (FEDER FSE…)
III/ L’Europe, hors jeu ou force normative depuis les années 2000 ?
                A – Le « basculement du monde » touche surtout l’Eur et les Européens : crise éco, croissance molle, pb dettes, de l’euro, déclin modèles sociaux, inégalités, concurrence entre pays (dumping social) et désaccord Irak 2003 = PESC difficile
                B – Une double réponse hist (car depuis début CECA) : un élargissement accéléré et volonté de supranationalisme
                C – L’Eur a pourtant sa place dans un monde de + en + multipolaire : puiss par la norme, action ds les OI, rôle des ONG…
Plan alternatif :
I/ La contr eur, réponse aux bouleversements  d’un monde bipolaire : modèle unique entre approfondissemt et élargissement
II/ Le déclin eur est pourtant irréversible dep 1945 et s’accélère ds les années 1990 et implique la crise de l’UE, désaccords puiss
III/ L’Eur garde cpdt des atouts : influence pol et cult, modèle social, FTN, villes globales, interventionnisme fr, puiss par la norme…
Autre solution : intervertir II et III si vous êtes plutôt europessimiste
Au-delà du plan, couvrir le sujet par :
-tps long/tps court : déclin depuis 1918, accéléré depuis années 2000
-les échelles comme outil de nuance et de compréhension : Eur supranationale, Etats qui délèguent ou pas leur pvr régalien, essor de régions riches, repli national, villes, élites/citoyens
-thèmes : démographie, économie, social (modèle eur), culture, pol, mili…
-acteurs eur : UE, FTN, ONG, Etats…
CONCLUSION : 
                Des Grandes Découvertes à 1914, le monde est dominé de manière totale par l’Europe. Ensuite, de motrice des grandes évolutions mondiales, elle ne devient plus que satellite des Etats-Unis ou de l’U.R.S.S. Malgré les succès du plus grand marché unique du monde, la fin de la Guerre froide ne permet pas un retour à un continent-puissance en déclin et parfois désuni. Le choix d’élargie l’U.E. aux PECO est une victoire historique, mais complique bien l’approfondissement au moment où les émergents bouleversent à nouveau géoéconomique et géopolitique. La perspective d’un référendum européen britannique pourrait être dramatique pour l’U.E.
                Enfin, la crise ukrainienne semble illustrer à la fois la force du « soft power » européen qui fait rêver la jeunesse ukrainienne, mais aussi sa faiblesse auprès d’élites qui savent que les réformes demandées vont mettre à mal une industrie ancienne alors que l’UE ne propose qu’une petite aide d’un milliard d’euros tandis que la Russie de Poutine propose une aide de 15 milliards, l’intégration dans une Union eurasiatique tout en faisant planer la double menace d’un embargo du gaz et d’une scission/occupation de certaines régions (Crimée). La Russie est de retour et dans un perspective de contre-projet européen… un nouveau bouleversement pour l’Europe et les Européens !

Ne pas hésiter à me contacter sur ce sujet ou tout autre chose !!

SUJET ALTERNATIF : 
L’Union européenne et les principales puissances européennes face au basculement du monde.

Y réfléchir pour le 1er jour d’entraînements le lundi 1er avril. Type de sujet ? Bornes du sujet ? Problématique ? Plan ?  

dimanche 2 mars 2014

Synthèse de l'actualité

2/2014 Actualité internationale

Par Axelle DEGANS, le 1er mars 2014  Imprimer l'article  Information sur l'article

Agrégée d’histoire, co-auteure de Les grandes questions internationales, éd. Studyrama 2013 et auteure du livre Les pays émergents : de nouveaux acteurs, Ed. Ellipses, collection CQFD, 2011. Professeure d’histoire, de géographie et de géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales au Lycée Dessaignes (Blois).
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Synthèse de l’actualité internationale de février 2014 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique ou préparent un concours. Le Diploweb se tiendra à leur côté durant les prochains mois. Pour ne rien manquer, le mieux est de s’abonner à notre compte twitter.com/diploweb.

2014, année de tous les dangers pour les pays émergents ?

Le changement de politique monétaire menée par la Fed menace la stabilité despays émergents qui voient un reflux des IDE investis sur leurs sols et la chute de leur monnaie (peso argentin, rouble russe, rand sud-africain, bath thaïlandais ou livre turque). Il est même envisageable que le cycle favorable pour les matières premières prenne fin du fait du ralentissement de la croissance chez les émergents. Les craquèlements sont déjà bien visibles depuis 2013, ainsi le Brésil du « miracle » est aussi celui d’insurrections urbaines en juin 2013 après l’annonce de l’augmentation des prix des transports en communs. Depuis le début de l’année, les autorités s’inquiètent des bandes de jeunes qui, venues des favelas, envahissent les centres commerciaux et effrayent les clients comme les commerçants. Alors que le Brésil prépare une des grands happenings sportifs mondiaux en accueillant la coupe du Monde football cet été, il reste un pays où les inégalités sociales sont parmi les plus vives de la planète, un pays où l’iphone 5S se vend plus cher qu’aux Etats-Unis et se vend néanmoins très bien... En Argentine, la chute du peso fait resurgir le danger de l’hyperinflation.
En Turquie, le premier ministre Erdogan exerce un pouvoir de plus en plus autoritaire, encadrant plus étroitement la justice comme Internet.
En Thaïlande l’Etat d’urgence a été proclamé à Bangkok par le premier ministre Yingluck Shinawatra pour affaiblir le mouvement des opposants qui ont refusé de participer aux élections législatives anticipées du 2 février, dénonçant la corruption du système Taksin. La commission anticorruption annonce qu’elle va inculper le premier ministre en place. La Thaïlande, deuxième économie de l’Asie du Sud-Est, est aujourd’hui malade de la corruption qui la gangrène et de la faillite de sa classe politique. Le tout met en péril la croissance du pays.

La situation reste très tendue en Centrafrique et au Sud-Soudan

La Centrafrique, ce pays déchiré, en vacance de pouvoir, vient d’élire une présidente, madame Catherine Samba Panza maire de Bangui, pour essayer de ramener le calme dans le pays. L’ONU s’inquiète de la gravité de la situation dans ce pays et propose à une future force européenne de soutenir l’action française –Sangaris- et africaine. La Séléka a été chassée du pouvoir, et les milices chrétiennes anti-balaka font à leur tour régner la violence.
La guerre civile déchire aussi le Sud-Soudan depuis la fin 2013, provoquant un renforcement des forces onusiennes – la mission Minuss – pour mettre fin au conflitopposant les peuples représentés par le président d’une part et d’autre part l’ancien premier ministre.

Une conférence de paix sur la Syrie pour rien...et un mirage de paix en Egypte

Une conférence de paix sur la Syrie s’est tenue à Genève mais le pouvoir syrien et l’opposition sont sur des positions qui semblent irréconciliables alors que la guerre a déjà fait plus de 130 000 morts. Le chef de l’opposition, Ahmed Djarba a accusé Bachar el-Assad de crimes dignes des nazis, quand le ministre des affaires étrangères a qualifié l’opposition de « traitre », et a demandé aux pays occidentaux de ne plus soutenir des « terroristes ». Des armistices ont néanmoins été signés dans les localités autour de Damas entre l’armée de Bachar el-Assad et les rebelles.
Le troisième anniversaire de la révolution de la place Tahrir s’est tragiquement déroulé avec la mort de près de 50 personnes. L’armée porte son choix –sans surprise- sur Abdel Fattah Al Sissi pour les prochaines élections présidentielles. La fin du printemps arabe en Egypte ?

Un processus de normalisation qui se poursuit en Iran ?

Une délégation du Medef a été reçue à Téhéran par Mohammed Nahavandian, directeur du cabinet d’Hassan Rohani, pour essayer de tisser de nouvelles relations commerciales. Si les autorités iraniennes montrent leur satisfaction à l’issue de cette initiative, il n’en est pas de même de Washington qui estime que l’Iran n’est pas encore ouvert aux affaires. Néanmoins, Rohani s’est déclaré prêt à un accord global sur le dossier du nucléaire pour desserrer le carcan de mesures de rétorsions économiques qui pèse sur le pays.

Un renouveau italien ?

Matteo Renzi –qui a des allures de Silvio Berlusconi…jeune- est le nouveau leader de la gauche italienne. Il prend les rênes de son pays en voulant briser les tabous qui entravent son pays et le paralysent politiquement. Le maire de Florence, fervent catholique, remplace ainsi Enrico Letta et son gouvernement est annoncé comme n’étant pas un simple gouvernement de transition. Le nouveau premier ministre doit d’ores et déjà faire face à une situation délicate, en particulier sur le front de l’économie.

Un Airbus de l’énergie en Europe ?

Cette proposition de François Hollande pour une grande coopération franco-allemande dans le domaine de la transition énergétique n’a pas suscité l’enthousiasme espéré outre-Rhin. L’idée serait d’une mise en commun dans la recherche-développement, notamment dans les domaines des réseaux et du stockage de l’énergie.
Le contexte est pourtant préoccupant dans le domaine de l’énergie en Europe, où l’Union européenne se signale par son incapacité à définir et promouvoir unepolitique européenne. On assiste un peu partout à la relance du charbon - qui génère davantage de GES – aux subventions des énergies renouvelables qui viennent concurrencer des énergies comme le gaz naturel pour lequel les investissements diminuent et donc mettent en péril à moyen terme la pérennité.

Peugeot sauvé par le chinois Dongfeng... et l’Etat français ?

Le constructeur français PSA, qui inclut les marques françaises de Peugeot et Citroën, est e grande difficulté. Son manque de rentabilité – 5 milliards de perte en 2012 - serait lié à sa taille trop modeste, à son marché trop européen (or celui-ci est en berne) et à ses coûts de production élevé car l’essentiel des sites industriels est en Europe, et beaucoup en France. Quand Peugeot va mal, l’Elysée s’inquiète. 
La solution trouvée pour faire face à cette mauvaise passe est d’allier PSA avec le chinois Dongfeng, dont l’entrée au capital apporte de l’argent frais qui fait défaut au groupe malgré le succès de la nouvelle ligne « DS » chez Citroën. Désormais Dongfeng et l’Etat français détiendront chacun 14% du capital de l’entreprise, les deux nouveaux actionnaires promettant d’investir près de 3 milliards d’euros... Cet accord devrait ouvrir le marché asiatique à l’entreprise de Sochaux et pérenniser une bonne partie de l’emploi en France.
Il est symptomatique que le salut vienne d’une entreprise chinoise... et de l’Etat français. Un pari sur l’avenir, donc. Quid des transferts de technologies ? Carlos Tavares devrait prendre les rênes de cette entreprise reconfigurée.


A l’Est, rien de nouveau ?

Très décriée avant le début des jeux olympiques de Sotchi, la Russie poutinienne triomphe au moment de leur clôture, elle est arrivée en tête du classement des médailles et surtout elle a démontré sa capacité à organiser un événement sportif mondial de 1er plan alors même que les inquiétudes sécuritaires étaient très fortes. A l’heure où le prestige personnel de Poutine est renforcé, rien ne va plus en Ukraine.
Le président Ukrainien, démocratiquement élu, Viktor Ianoukovitch a rompu les négociations en vue d’un accord d’association avec l’Union européenne, qui essaie ainsi de stabiliser ses marges à l’Est comme au Sud. Une partie de la population ukrainienne – pro-occidentale - s’est sentie trahie par cette décision et manifeste son mécontentement à Kiev sur la place Maïdan. Une épreuve de force s’est engagée avec le pouvoir, épreuve qui ne fait que souligner les forces centrifuges qui animent une Ukraine peuplée d’un peu plus de 45 millions d’habitants qui sont russophones dans la partie orientale du pays mais plus tournés vers l’Union européenne et la Pologne dans la partie occidentale. Ces très fortes tensions se déroulent dans un pays très affaibli économiquement et dans ce que Moscou considère comme son « étranger proche » sur lequel elle veille jalousement – prompte à dénoncer une ingérence occidentale - et exerce de nombreuses pressions aussi bien politiques qu’économiques. Le Kremlin a proposé une aide de 15 milliards de dollars si Kiev conserve une certaine proximité avec son grand voisin russe.
Le président a perdu le pouvoir samedi 22 février 2014 après avoir fait tirer sur la foule provoquant la mort d’une centaine de manifestants ; il s’est enfuit de Kiev. Des élections seront bientôt organisées, mais se posent de nombreuses questions. La première est celle d’une révolution qui renverse un gouvernement démocratiquement élu… La deuxième est celle de l’intégrité d’un pays où dans la partie orientale la révolution de la place Mäidan est perçue comme un coup d’Etat organisé par les Occidentaux. Alors que la péninsule de Crimée abrite l’un des grands ports russes, le parlement de Crimée à Simferopol a été pris par une cinquantaine d’hommes en armes. La troisième est celle de l’attitude de Moscou qui organise des mouvements de troupes aux frontières de l’Ukraine. La quatrième est celle de la position de l’Union européenne qui n’a pas vraiment l’intention d’intégrer l’Ukraine en son sein. 

Le monde à l’heure d’une nouvelle course aux armements

Alors que l’Union européenne, la « Vénus » pour Kagan, préfère la négociation et la puissance douce, les autres puissance mondiales optent plus volontiers pour un « hard power » (J. Nye ). Ce décalage croissant est démontré par l’escalade des dépenses militaires au Moyen-Orient, mais aussi dans les grands pays émergents comme la Chine (qui se montre plus offensive dans le domaine maritime), l’Inde qui acquiert des armes auprès de la Russie comme des puissances européennes, le Brésil qui modernise son armée, et même aujourd’hui le Japon de Shinzo Abe. Une publication de la firme américaine IHS montre que les dépenses militaires vont augmenter pour l’année 2014 : les Etats-Unis restent le principal acteur du domaine (plus de 500 milliards de dollars) malgré une baisse du budget dans ce secteur puis la Chine (un peu moins de 150 milliards de dollars) et la Russie de V. Poutine devant le Royaume Uni et la France (53 milliards). 
A l’heure des interventions françaises en Afrique, de la montée des périls en Ukraine, l’Europe peut-elle rester désarmée ?
Copyright Mars 2014-Degans/Diploweb.com

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vendredi 28 février 2014

Comprendre les origines de la crise ukrainienne

Voici en 6 mn une synthèse du Monde de la crise ukrainienne. Ce matin, l'armée russe a pris le contrôle de certaines zones clés de Crimée où la population est russophone et où réside l'importante base navale russe. La Crimée a été donné par la Russie à l'Ukraine par Nikita Khrouchtchev.
http://www.lemonde.fr/europe/video/2014/02/27/pourquoi-l-ukraine-est-elle-tiraillee-entre-europe-et-russie_4375125_3214.html

mardi 25 février 2014

Concours blanc et planning en HGG





PLANNING DE FIN d’ANNEE
DEVOIRS :
S 23 17-21 mars : concours blanc ; HGG mercredi matin
2/3 sujets au choix : thème mondial et espaces en relation
S25 DS 6 sur l’Afrique ; DS à la carte
Dissert’ 2 h (intro concl rédigée et plan détaillé non rédigé)
+ croquis et/ou analyse de carte = 3h
+ croquis ou analyse de carte = 4h
Restitution des copies le jeudi  10 avril à 8h
COURS
S24 : 6h de cours = fin du dernier chap
S24-25 colles sur l’Afrique
S25 lundi 31 avril et mardi 1er avril : entraînement à des sujets 4h
du 2 au 6 avril : festival de Géopolitique de Grenoble avec mise en ligne des conférences intéressantes ; thème = Eurasie
NB :
-contact par mail si besoins au moment des révisions

CONCOURS BLANC
CONCOURS BLANC SESSION 2014


ECS4
Salle 101

LUNDI 17 MARS

ECS4 : MATH II
8-9h
9-10h
10-11h
11-12h

DELCASSE
DELCASSE
DELCASSE
DELCASSE

LV1
14-15h
15-16h
16-17h
17-18h

TRIBOULIN
TRIBOULIN
TRIBOULIN
TRIBOULIN

MARDI 18 MARS
PHILOSOPHIE
8-9h
9-10h
10-11h
11-12h

COMETTI
COMETTI
COMETTI
COMETTI

CONTRACTION DE TEXTE
14-15h
15-16h
16-17h

PASQUINE
PASQUINE
PASQUINE

MERCREDI 19 MARS

ECS4 : H.G.

8-9h
9-10h
10-11h
11-12h

BOYER
BOYER
BOYER
BOYER

LV2
14-15h
15-16h
16-17h

BERGER
BERGER
BERGER

JEUDI 20 MARS

ECS4 : MATH I

8-9h
9-10h
10-11h
11-12h
à 
MONDRAN
DELCASSE
DELCASSE
DELCASSE
DELCASSE