lundi 31 mars 2014

Article de la fin : prévisions et deux croquis corrigés sur la Chine et l'Afrique

CROISEMENT DES SUJETS SUR 10 ANS  


ESCP
ESSEC
ECRICOM 1
ECRICOM 1
2014

?
?
?
?





2013
THEME



Les entreprises, acteurs clés de la mondialisation
ESPACE
Les EU et l’exercice de la puissance
Les EU changent :  les mutations structurelles de l’économie et de la société américaines et leurs conséquences géopolitiques pour le monde, de 1991 à nos jours.
L’Inde du sous-développement à la puissance

2012
THEME
Zone integrat°régionales
Puiss crois et dev durable

Métropoles
ESPACE


UE face aux défis mond

2011
THEME




ESPACE
Asie de l’est
Fr et Français
Afrique
émergents
2010
THEME
Années 1980-1900

Dév durable

ESPACE

Rôle mond de UE

Proche et Moy-Orient
2009
THEME


Dyn démo

ESPACE
Amériques
Montée de la Chine

Etats-Unis
2008
THEME
Clivage Nord-Sud

Nourrir 7 mds d’hom

ESPACE

 Pétrole et gaz

Rapport Eur-monde
2007
THEME




ESPACE
La Médit
Afrique mal dév
Etats-Unis Chine Eur
Eur or : de l’expérience co à l’intégration eur
2006
THEME
Consommation
Enjeux eco et geopol des flux


ESPACE


Eco et soc en Am latine
Fr  Croissance économique et mutations sociales au XXème siècle : y a-t-il une « exception française » ?
2005
THEME




ESPACE
Mobilités ds UE
Diff de la constr eur
Eco fr  Territoire, société et compétitivité de l’économie française depuis la fin des années 1970
Etats-Unis
2004
THEME
Basculement géo géopol


L’UE est-elle en train de  devenir une puissance économique majeure* 

ESPACE

Ouverture eco jap
Capitalisme am
Fr
2003
THEME



Enjeux commerc mond
ESPACE
Energie ds UE
Russie et  Chine
Démo et soc fr


Europe : 8
France : 5
Amérique/EU : 6
Asie/Chine : 4

Afr/MO : 3

CONCOURS BLANC

Les jeunes dans le monde : force active ou déstabilisatrice ?

Le G2  Etats-Unis - Chine : l’ordre mondial du XXIème siècle se construit-il en Asie ?

SA : 1945 ère am va se poursuivre jusqu’en 2001
        Années 2000 : émergence éco et pol avec G20
SP : la Chine est-elle prête à participer aux affaires du monde ds le cadre d’un G2 avec les EU ? Quel serait ce G2 : véritable coopération, partenariat ou partage d’influence du monde ? La situation tendue en Asie ne laisse-t-elle pas présager l’impossibilité d’un tel G2 ou bien la 3ème hypothèse ?

-émergence éco de la Chine
-Chine, puiss régionale bloquée
-déclin relatif des EU
-pol du « pivot » des EU = leadership renouvelé des EU en Asie
-autres puiss asiatiques plutôt tournée vers EU
-Chine soutien de régimes opposés aux EU
-pbs internes frein à l’interventionnisme am
-valeurs onusiennes occ diff du « rêve chinois »
-montée nationalismes, repli identitaire, réaction à la mondialisation libérale
-interdépendance mutuelle entre éco am et chinoise
-autres puiss ds gouvernance : Eur ? Russie ? Brésil ?
-priorité des pbs éco à l’ext pour Chine = sécurisation ressources
-réalité G2 à Copenhague
-maintien du « soft power » étatsunien
-un G2 possible = 2 mondes 2 modèles 2 types de valeurs = nouveau partage du monde ?
-risque déclin accéléré des EU avec dettes, déclin occ global
-Asie de l’Est lieu de tensions et de différends
-monde multipolaire = G2 impossible car refus des autres gdes puiss


I/ déclin et émergence et interdépendance = les conditions d’un G2

II/ interdépendance EU-Chine, monde multipolaire et nel essor ONU = un G2 de coopération

III/ pbs en Asie à la fois de puissances, de valeurs et de priorités int = maintien leadership étatsunien et refus chinois = pas de G2 ou un partage du monde = instabilités


Les jeunes dans le monde : force active ou déstabilisatrice ?

Pourtant, symbole de l’avenir des pays, la jeunesse est parfois très utile  tout en étant  perçue comme une menace : cette ambivalence est-elle une constante historique ou spécifique à la situation des pays du Sud dont la pop explose aujourd’hui ?
-typologie de la part des jeunes ds pop mondiale : 3 situations =
1 part élevée = Afrique = ds TD jeunes nbx
2 part moyenne = Asie et Am = TD finie ou en voie d’achèvement
3 part faible = Europe , Russie et Japon = + morts que de naissances
-nbses révoltes : RF, rév russe 1917, mai 68, printemps arabe = contexte imp jeunesse
-parfois révoltes ms jeunesse – imp : Ukraine, Indignés…
-révoltes pol et/ou éco
-jeunesse = future force active = théorie de la FOD Chine 1970-2000 ou Afr bientôt
-révo numériques = rôle réseaux sociaux contourne censure
-phéno de société « Tanguy » = allongement des études ; retour chez parents si chômage
-défis, solutions = scolarisation, essor études sup
-q de l’emploi essentielle ; chômage imp nbx pays Esp Grèce Tunisie 50% jeunes
Q développement bidonvilles ds pays Sud éco informelle trafics Marias en Am centrale enfants-soldats en Afr
-Grèce antique et Fr = service national = conscription = force nécessaire pour l’armée et la nation
Travail enfants en Asie aff Nike
-concurrence pays dév pour hiérarchie universités
-jeunesse qui doute : Fr Japon 10-20% pour la mondialisation
-si pb : solution de l’immigration, brain drain = atout pays accueil, pb pays départ
-solutions = mobilité interne = esprit pionnier EU Australie, exode rural pdt RI en Eur ou auj Erasmus ds UE
-atout ds technopoles = chefs d’ent et cadres jeunes Silicon Valley  +
-pol antinatalistes = pol enfant unique en Chine
-pol pro-natalites = pol familiale en Fr




Croquis corrigé : la Chine et le monde


Croquis corrigé : l'Afrique, terres et mers de convoitises


lundi 24 mars 2014

ELECTIONS EN AFRIQUE DU SUD

23/03/2014 à 10:48
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Affiche électorale appelant à voter pour l'ANC.Affiche électorale appelant à voter pour l'ANC. © AFP
L'ANC, au pouvoir en Afrique du Sud depuis la fin de l'apartheid en 1994, frôlerait la majorité des deux tiers aux élections générales du 7 mai, selon un sondage Ipsos publié dimanche qui contredit l'affaissement du parti prédit par la majorité des analystes.
L'ANC du président Jacob Zuma obtiendrait 66,1% des voix le 7 mai, soit plus que les 65,9% obtenus lors des élections de 2009, selon ce sondage Ipsos publié par le Sunday Times. Il serait très proche des deux tiers des sièges au Parlement qui lui permettrait de modifier seul la Constitution.
L'Alliance démocratique (DA), le principal parti de l'opposition, obtiendrait 22,9%, une belle progression par rapport aux 16,6% recueillis en 2009, mais un résultat qui serait très en deçà des 30% espérés.
Avec un tel score, la DA, brocardée par l'ANC comme étant un "parti de Blancs", raterait sa percée dans l'électorat noir (80% de la population) dont il n'obtiendrait que 6,5% des voix contre 87% chez les Blancs (9% de la population). Il serait également majoritaire chez les métis (9% de la population) et les Indiens (2%).
Les Combattants pour la liberté économique (EFF), la nouvelle formation radicale de l'ex-chef de fil des jeunes de l'ANC Julius Malema qui prône une socialisation de l'économie au bénéfice des plus pauvres, serait troisième avec 3,7% des voix.
Parmi plusieurs petits partis, Cope --une formation issue d'une scission de l'ANC qui avait fait 7,4% en 2009 et s'est surtout fait remarquer depuis par ses luttes intestines--, aurait 0,7%. Agang SA, parti de l'intellectuelle noire Mamphela Ramphele qui a failli fusionner avec la DA début février, est de son côté crédité d'un très modeste 0,4% des intentions de vote.
Rapport accablant sur Zuma
Ce sondage a été effectué auprès de 2.222 personnes du 20 février au 11 mars, avant que la médiatrice sud-africaine, chargée notamment de veiller au bon usage des deniers publics, ne publie un rapport accablant pour le président Jacob Zuma, accusé d'avoir largement profité de travaux dans sa résidence privée effectués aux frais des contribuables.
L'enquête contredit en tous cas les estimations de la majorité des analystes sud-africains, qui donnent généralement entre 55 et 60% à l'ANC, le parti de Nelson Mandela étant selon eux victimes de l'usure du pouvoir, d'affaires de corruption et de son incapacité à corriger durablement les inégalités héritées du régime raciste de l'apartheid. Des manifestations réclamant des services publics de base dans les townships tournent régulièrement à l'émeute.
Selon Ipsos, l'ANC garderait sans problème la province du Gauteng --Johannesburg et Pretoria-- avec 54% des voix. L'hebdomadaire City Press avait récemment indiqué qu'un sondage maison ne créditant le parti dominant que lui donnant que 45% dans le coeur économique du pays avait paniqué ses dirigeants. La DA conserverait de son côté le Cap occidental, la province dont le Cap est la Capitale, avec 52 des suffrages.
source : Jeune Afrique, le 24 mars 2014

lundi 17 mars 2014

Le Portugal perd 10 000 personnes/mois.

Un record dont il se serait passé : en 2012, le Portugal a perdu 10.000 personnes par mois selon l’Institut national des statistiques. De quoi plomber un pays, à peine sorti de la récession.
L’exode portugais se prolonge. Pire, il progresse. Le Portugal vient de battre son triste record des années 1960. 121.418 personnes se sont expatriées en 2012 contre 120.239 en 1966, sous la dictature d’Antonio de Oliveira Salazar.
D’après le quotidien Diário de Notícias, les Portugais privilégient les destinations européennes, dans l’espoir de trouver un travail. La France, le Luxembourg, la Suisse et le Royaume-Uni sont les plus concernés. Les chômeurs portugais sont même prêts à renouer avec l’Angola. L’ancienne colonie jouit d’un véritable boom économique ces dernières années.
La nouvelle marque le début d’une catastrophe pour le pays. Avec son faible taux de natalité, un solde migratoire négatif et l’augmentation constante du nombre de morts (plus de 100.000 personnes tous les ans) le pays traverse une crise démographique importante. Depuis 1982, le seuil de renouvellement de la population est dans le rouge. Depuis 2011, le pays perd 55.000 Portugais par an. De quoi alarmer des économistes comme Carole Pereira Da Silva, qui déclare dans Diário de Notícias : “Il ne peut y avoir de reprise économique stable si toute la population, âgée de 15 à 64 ans, fuit le pays […] La crise que nous traversons est plus grave que celle des années 60. A l’époque, les migrants étaient majoritairement des ouvriers non qualifiés. Ils envoyaient l’argent qu’ils gagnaient au Portugal. Maintenant, nous perdons essentiellement des jeunes diplômés qui partent travailler et faire leur vie dans d’autres pays européens. Ces pays n’ont pas dépensé un centime pour leur éducation et aujourd’hui ils en récoltent tous les fruits.”
Source : MyEurop - 21.10.2013

Terrorisme au Nigéria

03/03/2014 à 18:08
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Sur les lieux d'une attentat dans la ville de Maiduguri, bastion de Boko Haram, le 2 mars 2014.Sur les lieux d'une attentat dans la ville de Maiduguri, bastion de Boko Haram, le 2 mars 2014. © AFP
Au lendemain d'une triple attaque qui a fait au moins 75 morts, près de 30 personnes ont été tuées dimanche soir dans l'État de Borno, au Nigeria (Nord-Est). Les autorités locales accusent le groupe islamiste Boko Haram.
C'est un nouveau bain de sang dans l'État de Borno, situé dans la partie nord-est du Nigeria. "Des hommes armés suspectés d'appartenir à Boko Haram ont tué, le 2 mars, 29 personnes durant l'attaque de la localité de Mafa", a annoncé lundi Ahmed Zanna, un sénateur local. La veille, le groupe islamiste avait massacré au moins 74 personnes dans la même région.
"Les insurgés avaient diffusé plus tôt dans la semaine des tracts dans lesquels ils prévenaient d'une attaque imminente, une tactique déjà utilisée par les extrémistes", a expliqué Ahmed Zanna.
Après ces menaces, plusieurs personnes ont fui, les écoles ont été fermées et des renforts militaires envoyés vers la localité de Mafa, située à quelque 45 kilomètres au nord-est de la capitale de l'État, Maiduguri.
L'armée en fuite
"Mais lorsque l'attaque a commencé, les soldats ont fui car ils étaient dépassés en termes de puissance de feu et d'effectifs par les hommes armés", a expliqué le sénateur.
Selon Ahmed Zanna, 29 personnes ont été enterrées après l'attaque de Boko Haram.
Plus de 330 personnes ont déjà perdu la vie depuis le début de l'année. Un bilan quasiment sans précédent en deux mois depuis le début du conflit il y a quatre ans et demi.
(Avec AFP)


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Terrorisme | Nigeria : une nouvelle attaque de Boko Haram fait 29 morts à Mafa | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
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Source : Jeune Afrique

vendredi 14 mars 2014

DS à rendre et croquis sur l'Afrique

Bonjour, je vais venir de 11h30 à 12h dans le couloir de la salle 101 pour distribuer vos copies du dernier Ds (corrigé en ligne ci-dessous, mais photocopie à l'intérieur) et prendre les croquis sur l'Afrique.

lundi 3 mars 2014

Corrigé du DS n°4

DS n° 4 – HGGG Sujet : réflexion et proposition de corrigé
L’Europe et les principales puissances européennes face aux bouleversements du monde.
Approche et sens du sujet :
-sujet déroutant par l’absence de borne chronologique ; peut-être certains jurys seront tentés de profiter de votre ancien programme pour lui donner une connotation historique (qui va un peu disparaitre avec les nouveaux programmes) ? Mon objectif est donc de vous préparer à un sujet un peu inhabituel en raison de son imprécision ou d’une ambiguïté. Il y a parfois des fuites et donc le recours aux sujets de secours.
-faire attention aux termes exacts du sujet :     
1 « principales puiss eur et Europe » vous oblige à aborde le terme Europe, et non l’Union européenne, amène à s’interroger à l’avant SGM.r les visions différents et les facteurs de divisions entre All, Fr et RU ; cet ajout est important car il vous invite à un chgt d’échelles : entre échelle eur et échelle nationale, votre réflexion permet de nuancer le déclin eur et aussi de l’expliquer par le maintien du sentiment national.                         
2 « bouleversements du monde » est différent de « basculement du monde » : cette expression souvent utilisée par Laurent CARROUE évoque les années 2000 qui s’achèvent par la crise de 2008 qui touchent surtout Am du nord et Eur au profit d’une croissance confirmée des émergents. Le terme « bouleversements » est plus général, pas seulement économique, donc aussi géopolitique et oblige à poser le début du sujet. La réponse à cette question des bornes chronologiques est donnée par les documents illustratifs.
-les doc d’accompagnement : si la plupart évoquent la période d’après 1945 (chronologie, stat, texte…), le 3ème doc (nommé figure 27) couvre le poids des puissances éco mondiales depuis 1700.  D’autres sont très orientés vers l’évolution depuis 1945 (chrono ou figure 28) ou bien l’évolution éco récente ou même font un constat actuel (secteur du luxe ou Ide chinois). Bilan : temps long/temps court : il faut appréhender le sujet sur une vision historique, tout en ne négligeant pas la situation récente (années 2000) !
-erreurs à ne pas faire :
1 ce n’est pas un sujet avec « et » dans la mesure où l’expression « face à » donne les enjeux du sujet entre Europe et chgts du monde ; par ailleurs, réduire, le sujet à l’UE réduit trop le sujet ; les « principales puiss eur » oblige à ne pas oublier le trio des 3 puiss et surtout le couple franco-all, moteur de la contr eur.
-PROBLEMATIQUE : Comment l’Europe a-t-elle été d’abord motrice des grandes évolutions contemporaines mondiales, puis  après 1945 et surtout depuis les années 2000, de quelle manière la construction européenne est-elle une réponse unitaire face à de nouveaux ordres mondiaux où l’Europe compte de moins en moins ?
-PLAN :
I/ L’Europe, centre d’impulsion des bouleversements depuis près de 5 siècles
             A – Un bouleversement d’abord interne : révolutions industrielle et  pol : essor des libertés, du libéralisme, concurrences éco…
                B – L’Européanisation du monde : essor des valeurs et migrations eur ds le monde  = influence, et domination com et pol (colonisation, commerce triangulaire) = hégémonie.
               C – Mais plutôt des centres d’impulsion (pays leaders de Maddison), qui amène finalement à deux guerres fratricides (et donc au déclin eur). Ces centres d’impulsion sont Paris et Londres, villes globales.
II/ La construction eur, réponse au déclin éco, pol et géopol de l’Eur
                A – Déclin géopol total pdt la Gf : 2 gdes puiss hist dép/EU et 1ère puiss éco (All) divisée : liste de ce déclin = démo, pol, idéologique…
             B – Réussites de la constr eur : réconciliation fr-all = moteur de l’Eur, protection agr, marché unique, succès com, monnaie… délégation de souveraineté des puissances, Eur tjrs attractive (au niveau migratoire, IDE…)
             C – Des élargissements réussis (de 6 à 15 de 1951 à 1995) grâce à des pol communes dyn (FEDER FSE…)
III/ L’Europe, hors jeu ou force normative depuis les années 2000 ?
                A – Le « basculement du monde » touche surtout l’Eur et les Européens : crise éco, croissance molle, pb dettes, de l’euro, déclin modèles sociaux, inégalités, concurrence entre pays (dumping social) et désaccord Irak 2003 = PESC difficile
                B – Une double réponse hist (car depuis début CECA) : un élargissement accéléré et volonté de supranationalisme
                C – L’Eur a pourtant sa place dans un monde de + en + multipolaire : puiss par la norme, action ds les OI, rôle des ONG…
Plan alternatif :
I/ La contr eur, réponse aux bouleversements  d’un monde bipolaire : modèle unique entre approfondissemt et élargissement
II/ Le déclin eur est pourtant irréversible dep 1945 et s’accélère ds les années 1990 et implique la crise de l’UE, désaccords puiss
III/ L’Eur garde cpdt des atouts : influence pol et cult, modèle social, FTN, villes globales, interventionnisme fr, puiss par la norme…
Autre solution : intervertir II et III si vous êtes plutôt europessimiste
Au-delà du plan, couvrir le sujet par :
-tps long/tps court : déclin depuis 1918, accéléré depuis années 2000
-les échelles comme outil de nuance et de compréhension : Eur supranationale, Etats qui délèguent ou pas leur pvr régalien, essor de régions riches, repli national, villes, élites/citoyens
-thèmes : démographie, économie, social (modèle eur), culture, pol, mili…
-acteurs eur : UE, FTN, ONG, Etats…
CONCLUSION : 
                Des Grandes Découvertes à 1914, le monde est dominé de manière totale par l’Europe. Ensuite, de motrice des grandes évolutions mondiales, elle ne devient plus que satellite des Etats-Unis ou de l’U.R.S.S. Malgré les succès du plus grand marché unique du monde, la fin de la Guerre froide ne permet pas un retour à un continent-puissance en déclin et parfois désuni. Le choix d’élargie l’U.E. aux PECO est une victoire historique, mais complique bien l’approfondissement au moment où les émergents bouleversent à nouveau géoéconomique et géopolitique. La perspective d’un référendum européen britannique pourrait être dramatique pour l’U.E.
                Enfin, la crise ukrainienne semble illustrer à la fois la force du « soft power » européen qui fait rêver la jeunesse ukrainienne, mais aussi sa faiblesse auprès d’élites qui savent que les réformes demandées vont mettre à mal une industrie ancienne alors que l’UE ne propose qu’une petite aide d’un milliard d’euros tandis que la Russie de Poutine propose une aide de 15 milliards, l’intégration dans une Union eurasiatique tout en faisant planer la double menace d’un embargo du gaz et d’une scission/occupation de certaines régions (Crimée). La Russie est de retour et dans un perspective de contre-projet européen… un nouveau bouleversement pour l’Europe et les Européens !

Ne pas hésiter à me contacter sur ce sujet ou tout autre chose !!

SUJET ALTERNATIF : 
L’Union européenne et les principales puissances européennes face au basculement du monde.

Y réfléchir pour le 1er jour d’entraînements le lundi 1er avril. Type de sujet ? Bornes du sujet ? Problématique ? Plan ?  

dimanche 2 mars 2014

Synthèse de l'actualité

2/2014 Actualité internationale

Par Axelle DEGANS, le 1er mars 2014  Imprimer l'article  Information sur l'article

Agrégée d’histoire, co-auteure de Les grandes questions internationales, éd. Studyrama 2013 et auteure du livre Les pays émergents : de nouveaux acteurs, Ed. Ellipses, collection CQFD, 2011. Professeure d’histoire, de géographie et de géopolitique en classes préparatoires économiques et commerciales au Lycée Dessaignes (Blois).
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Synthèse de l’actualité internationale de février 2014 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique ou préparent un concours. Le Diploweb se tiendra à leur côté durant les prochains mois. Pour ne rien manquer, le mieux est de s’abonner à notre compte twitter.com/diploweb.

2014, année de tous les dangers pour les pays émergents ?

Le changement de politique monétaire menée par la Fed menace la stabilité despays émergents qui voient un reflux des IDE investis sur leurs sols et la chute de leur monnaie (peso argentin, rouble russe, rand sud-africain, bath thaïlandais ou livre turque). Il est même envisageable que le cycle favorable pour les matières premières prenne fin du fait du ralentissement de la croissance chez les émergents. Les craquèlements sont déjà bien visibles depuis 2013, ainsi le Brésil du « miracle » est aussi celui d’insurrections urbaines en juin 2013 après l’annonce de l’augmentation des prix des transports en communs. Depuis le début de l’année, les autorités s’inquiètent des bandes de jeunes qui, venues des favelas, envahissent les centres commerciaux et effrayent les clients comme les commerçants. Alors que le Brésil prépare une des grands happenings sportifs mondiaux en accueillant la coupe du Monde football cet été, il reste un pays où les inégalités sociales sont parmi les plus vives de la planète, un pays où l’iphone 5S se vend plus cher qu’aux Etats-Unis et se vend néanmoins très bien... En Argentine, la chute du peso fait resurgir le danger de l’hyperinflation.
En Turquie, le premier ministre Erdogan exerce un pouvoir de plus en plus autoritaire, encadrant plus étroitement la justice comme Internet.
En Thaïlande l’Etat d’urgence a été proclamé à Bangkok par le premier ministre Yingluck Shinawatra pour affaiblir le mouvement des opposants qui ont refusé de participer aux élections législatives anticipées du 2 février, dénonçant la corruption du système Taksin. La commission anticorruption annonce qu’elle va inculper le premier ministre en place. La Thaïlande, deuxième économie de l’Asie du Sud-Est, est aujourd’hui malade de la corruption qui la gangrène et de la faillite de sa classe politique. Le tout met en péril la croissance du pays.

La situation reste très tendue en Centrafrique et au Sud-Soudan

La Centrafrique, ce pays déchiré, en vacance de pouvoir, vient d’élire une présidente, madame Catherine Samba Panza maire de Bangui, pour essayer de ramener le calme dans le pays. L’ONU s’inquiète de la gravité de la situation dans ce pays et propose à une future force européenne de soutenir l’action française –Sangaris- et africaine. La Séléka a été chassée du pouvoir, et les milices chrétiennes anti-balaka font à leur tour régner la violence.
La guerre civile déchire aussi le Sud-Soudan depuis la fin 2013, provoquant un renforcement des forces onusiennes – la mission Minuss – pour mettre fin au conflitopposant les peuples représentés par le président d’une part et d’autre part l’ancien premier ministre.

Une conférence de paix sur la Syrie pour rien...et un mirage de paix en Egypte

Une conférence de paix sur la Syrie s’est tenue à Genève mais le pouvoir syrien et l’opposition sont sur des positions qui semblent irréconciliables alors que la guerre a déjà fait plus de 130 000 morts. Le chef de l’opposition, Ahmed Djarba a accusé Bachar el-Assad de crimes dignes des nazis, quand le ministre des affaires étrangères a qualifié l’opposition de « traitre », et a demandé aux pays occidentaux de ne plus soutenir des « terroristes ». Des armistices ont néanmoins été signés dans les localités autour de Damas entre l’armée de Bachar el-Assad et les rebelles.
Le troisième anniversaire de la révolution de la place Tahrir s’est tragiquement déroulé avec la mort de près de 50 personnes. L’armée porte son choix –sans surprise- sur Abdel Fattah Al Sissi pour les prochaines élections présidentielles. La fin du printemps arabe en Egypte ?

Un processus de normalisation qui se poursuit en Iran ?

Une délégation du Medef a été reçue à Téhéran par Mohammed Nahavandian, directeur du cabinet d’Hassan Rohani, pour essayer de tisser de nouvelles relations commerciales. Si les autorités iraniennes montrent leur satisfaction à l’issue de cette initiative, il n’en est pas de même de Washington qui estime que l’Iran n’est pas encore ouvert aux affaires. Néanmoins, Rohani s’est déclaré prêt à un accord global sur le dossier du nucléaire pour desserrer le carcan de mesures de rétorsions économiques qui pèse sur le pays.

Un renouveau italien ?

Matteo Renzi –qui a des allures de Silvio Berlusconi…jeune- est le nouveau leader de la gauche italienne. Il prend les rênes de son pays en voulant briser les tabous qui entravent son pays et le paralysent politiquement. Le maire de Florence, fervent catholique, remplace ainsi Enrico Letta et son gouvernement est annoncé comme n’étant pas un simple gouvernement de transition. Le nouveau premier ministre doit d’ores et déjà faire face à une situation délicate, en particulier sur le front de l’économie.

Un Airbus de l’énergie en Europe ?

Cette proposition de François Hollande pour une grande coopération franco-allemande dans le domaine de la transition énergétique n’a pas suscité l’enthousiasme espéré outre-Rhin. L’idée serait d’une mise en commun dans la recherche-développement, notamment dans les domaines des réseaux et du stockage de l’énergie.
Le contexte est pourtant préoccupant dans le domaine de l’énergie en Europe, où l’Union européenne se signale par son incapacité à définir et promouvoir unepolitique européenne. On assiste un peu partout à la relance du charbon - qui génère davantage de GES – aux subventions des énergies renouvelables qui viennent concurrencer des énergies comme le gaz naturel pour lequel les investissements diminuent et donc mettent en péril à moyen terme la pérennité.

Peugeot sauvé par le chinois Dongfeng... et l’Etat français ?

Le constructeur français PSA, qui inclut les marques françaises de Peugeot et Citroën, est e grande difficulté. Son manque de rentabilité – 5 milliards de perte en 2012 - serait lié à sa taille trop modeste, à son marché trop européen (or celui-ci est en berne) et à ses coûts de production élevé car l’essentiel des sites industriels est en Europe, et beaucoup en France. Quand Peugeot va mal, l’Elysée s’inquiète. 
La solution trouvée pour faire face à cette mauvaise passe est d’allier PSA avec le chinois Dongfeng, dont l’entrée au capital apporte de l’argent frais qui fait défaut au groupe malgré le succès de la nouvelle ligne « DS » chez Citroën. Désormais Dongfeng et l’Etat français détiendront chacun 14% du capital de l’entreprise, les deux nouveaux actionnaires promettant d’investir près de 3 milliards d’euros... Cet accord devrait ouvrir le marché asiatique à l’entreprise de Sochaux et pérenniser une bonne partie de l’emploi en France.
Il est symptomatique que le salut vienne d’une entreprise chinoise... et de l’Etat français. Un pari sur l’avenir, donc. Quid des transferts de technologies ? Carlos Tavares devrait prendre les rênes de cette entreprise reconfigurée.


A l’Est, rien de nouveau ?

Très décriée avant le début des jeux olympiques de Sotchi, la Russie poutinienne triomphe au moment de leur clôture, elle est arrivée en tête du classement des médailles et surtout elle a démontré sa capacité à organiser un événement sportif mondial de 1er plan alors même que les inquiétudes sécuritaires étaient très fortes. A l’heure où le prestige personnel de Poutine est renforcé, rien ne va plus en Ukraine.
Le président Ukrainien, démocratiquement élu, Viktor Ianoukovitch a rompu les négociations en vue d’un accord d’association avec l’Union européenne, qui essaie ainsi de stabiliser ses marges à l’Est comme au Sud. Une partie de la population ukrainienne – pro-occidentale - s’est sentie trahie par cette décision et manifeste son mécontentement à Kiev sur la place Maïdan. Une épreuve de force s’est engagée avec le pouvoir, épreuve qui ne fait que souligner les forces centrifuges qui animent une Ukraine peuplée d’un peu plus de 45 millions d’habitants qui sont russophones dans la partie orientale du pays mais plus tournés vers l’Union européenne et la Pologne dans la partie occidentale. Ces très fortes tensions se déroulent dans un pays très affaibli économiquement et dans ce que Moscou considère comme son « étranger proche » sur lequel elle veille jalousement – prompte à dénoncer une ingérence occidentale - et exerce de nombreuses pressions aussi bien politiques qu’économiques. Le Kremlin a proposé une aide de 15 milliards de dollars si Kiev conserve une certaine proximité avec son grand voisin russe.
Le président a perdu le pouvoir samedi 22 février 2014 après avoir fait tirer sur la foule provoquant la mort d’une centaine de manifestants ; il s’est enfuit de Kiev. Des élections seront bientôt organisées, mais se posent de nombreuses questions. La première est celle d’une révolution qui renverse un gouvernement démocratiquement élu… La deuxième est celle de l’intégrité d’un pays où dans la partie orientale la révolution de la place Mäidan est perçue comme un coup d’Etat organisé par les Occidentaux. Alors que la péninsule de Crimée abrite l’un des grands ports russes, le parlement de Crimée à Simferopol a été pris par une cinquantaine d’hommes en armes. La troisième est celle de l’attitude de Moscou qui organise des mouvements de troupes aux frontières de l’Ukraine. La quatrième est celle de la position de l’Union européenne qui n’a pas vraiment l’intention d’intégrer l’Ukraine en son sein. 

Le monde à l’heure d’une nouvelle course aux armements

Alors que l’Union européenne, la « Vénus » pour Kagan, préfère la négociation et la puissance douce, les autres puissance mondiales optent plus volontiers pour un « hard power » (J. Nye ). Ce décalage croissant est démontré par l’escalade des dépenses militaires au Moyen-Orient, mais aussi dans les grands pays émergents comme la Chine (qui se montre plus offensive dans le domaine maritime), l’Inde qui acquiert des armes auprès de la Russie comme des puissances européennes, le Brésil qui modernise son armée, et même aujourd’hui le Japon de Shinzo Abe. Une publication de la firme américaine IHS montre que les dépenses militaires vont augmenter pour l’année 2014 : les Etats-Unis restent le principal acteur du domaine (plus de 500 milliards de dollars) malgré une baisse du budget dans ce secteur puis la Chine (un peu moins de 150 milliards de dollars) et la Russie de V. Poutine devant le Royaume Uni et la France (53 milliards). 
A l’heure des interventions françaises en Afrique, de la montée des périls en Ukraine, l’Europe peut-elle rester désarmée ?
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