jeudi 27 octobre 2016

Un avis iconoclaste sur la Corée du Nord

Le régime de Pyongyang est loin d’être irrationnel

Presse
19 septembre 2016
Le régime nord-coréen vient d’effectuer un essai nucléaire et des essais de missile balistique. Ils pourraient permettre à Pyongyang d’atteindre le territoire des États-Unis à moyen terme. Les nouvelles venant de la péninsule sont inquiétantes car la possibilité d’une guerre nucléaire est évoquée. L’effort militaire nord-coréen et la nature du régime sont angoissants. La Corée du Nord est certainement le dernier État totalitaire sur la planète. Il existe, certes, encore de nombreux régimes dictatoriaux et autoritaires, mais la Corée du Nord est le seul à ne laisser ni espace privé, ni espace public. L’irrationalité du régime serait ainsi de nature à le lancer dans une aventure militaire aux conséquences incalculables.

La réalité est pourtant différente. Si Pyongyang pourrait infliger des dégâts importants à Séoul, qui ne se situe qu’à 60 km de sa frontière, ou à Tokyo, qui est à portée des missiles nord-coréens, ces destructions ne profiteraient pas longtemps à la Corée du Nord. Elle serait elle-même immédiatement vaincue, voire détruite. Le rapport de force militaire n’est plus en sa faveur.

Si ce régime est certainement détestable, il est loin d’être irrationnel. Les dirigeants nord-coréens ne sont pas animés par la volonté de gagner une guerre, mais par celle de se maintenir au pouvoir. Se lancer dans une guerre dans laquelle la défaite serait certaine est la meilleure façon de perdre le pouvoir. La Corée du Nord agitera, longtemps encore, une menace du style « Retenez-moi ou je fais un malheur »afin de conforter son régime, tant sur le plan international que sur le plan interne. C’est l’option la plus envisageable.

La possession d’armes de destruction massive permet au régime de montrer aux Nord-Coréens qu’il les défend. Les habitants de la Corée du Nord ont très peu de connaissances sur la situation extérieure et ont du mal à percevoir la différence de situation économique entre ce qu’ils vivent et ce que vivent les autres. Ils peuvent, ainsi, d’autant plus adhérer aux thèses du régime par la peur et la contrainte. Pour le régime nord-coréen, l’arme nucléaire représente également un moyen de dire aux autres pays : « Nous sommes détestables mais n’essayez pas de changer la donne car nous avons les moyens de vous faire mal. » Il existe donc une situation d’équilibre. La Corée du Nord, d’une part, ne lancera pas d’offensive sur la Corée du Sud, le Japon, ou un autre État ; les pays voisins, d’autre part, n’attaqueront pas la Corée du Nord.

Les dirigeants nord-coréens sont persuadés, et ils n’ont peut-être pas tort, que si Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi avaient eu des armes de destruction massive, ils seraient toujours au pouvoir. L’arme nucléaire constitue donc une arme de dissuasion et de sanctuarisation du régime qui permet de le protéger contre le monde extérieur.

En fin de compte, si tout le monde prétend la souhaiter, personne ne trouve d’intérêt à la réunification coréenne. La Corée du Nord n’en voudrait pas, car elle ne pourrait se faire que sous une domination sud-coréenne, étant donné l’échec total du régime à nourrir la population et développer le pays.

La Corée du Sud ne souhaite pas plus la réunification dans la mesure où elle aurait un impact négatif significatif sur son économie. Les Sud-Coréens se souviennent du coût de la réunification de l’Allemagne. Pourtant, l’écart de développement entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est était moins important que l’écart de développement entre les Corées. De plus, il y avait quatre Allemands à l’Ouest (riches) pour un allemand de l’Est (pauvre), alors qu’il n’y a que deux Sud-Coréens pour un Nord-Coréen. La réunification serait, par conséquent, trop coûteuse.

Si le Japon n’entretient aucune sympathie pour le régime nord-coréen, il ne voudrait pas que l’unification coréenne se fasse car, pour des raisons historiques, elle se ferait sur un sentiment antijaponais. Quant aux États-Unis, ses dirigeants pensent qu’une réunification pourrait les priver d’un des motifs de leur présence stratégique dans la région. La Chine pense, à l’inverse, qu’elle pourrait permettre aux troupes américaines d’avancer jusqu’à ses frontières. Cette situation de menaces régulières, sans unification, où la guerre reste – heureusement – un horizon lointain, risque de durer. Les habitants de la Corée du Nord demeurent les seuls à souffrir de cette situation puisqu’ils se voient privés non seulement de liberté d’expression, mais aussi d’accès aux besoins élémentaires.
Source : site de l'I.R.I.S.

lundi 24 octobre 2016

Les enjeux du 6ème plénum du CC du PCC

Les enjeux du sixième plénum du comité central du Parti communiste chinois

La direction du PCC se réunit à Pékin à partir de lundi, à l’heure où le président Xi Jinping renforce son emprise sur le système politique et place ses alliés.
LE MONDE | • Mis à jour le | Par
A la célébration des 95 ans de la fondation du Parti communiste chinois, à Pékin, le 1er juillet.

Le sixième plénum du Parti communiste chinois (PCC), qui se tient du 24 au 27 octobre dans les salons de l’hôtel Jingxi, un établissement sous haute surveillance de l’ouest de Pékin, est la sixième réunion plénière du comité central depuis le 18e Congrès, en novembre 2012. A cette occasion, Xi Jinping avait nommé secrétaire général du PCC.

Les plénums sont les sessions plénières du comité central, le « parlement interne » du parti. Il rassemble 370 membres de l’actuel comité central, permanents et suppléants. Ces réunions ont lieu au moins une fois par an, sauf en cas de crise grave. Il y a en général sept plénums entre chaque Congrès, qui a lieu tous les cinq ans – le tout dernier passant assez inaperçu car il a lieu la veille du nouveau Congrès.
Les réunions du comité central peuvent toutefois donner lieu à des décisions historiques. Ce fut le cas en 1978, lorsque Deng Xiaoping lança la politique d’ouverture et de réformes. Ou en 2013, lorsque Xi Jinping ouvrit la voie à l’abolition des camps de rééducation. Lors d’un plénum en 2015, le PCC autorisa les Chinois à avoir deux enfants, mettant fin à la politique de l’enfant unique.
Chaque plénum est traditionnellement réservé à un thème. Le troisième, par exemple, est celui des réformes économiques et structurelles. Le sixième plénum se consacre à la construction du parti. En l’occurrence, il doit couvrir cette année deux thèmes, aux implications essentielles pour le 19e Congrès de 2017 : les règles de gestion du parti et les moyens de renforcer la supervision et la discipline interne du PCC, qui compte 88 millions de membres et détient le pouvoir sans partage depuis 1949.
Il pourrait enfanter d’au moins une mesure capable de frapper l’opinion publique : l’obligation pour les dirigeants au niveau du comité central de divulguer leur patrimoine, celui de leurs proches parents, ainsi que la possession éventuelle par ces derniers d’un passeport ou statut de résident à l’étranger.
Cette mesure, déjà discutée lors des derniers plénums de l’ère Hu Jintao (2002-2012), avait jusqu’alors été rejetée, mais la croisade anticorruption menée par Xi Jinping et Wang Qishan, le chef de la Commission centrale d’inspection disciplinaire du parti (CCDI), a fonctionné comme une grande inquisition désormais crainte par tous. S’y opposer pourrait éveiller les soupçons.
  • Avènement de la sixième génération

A un an du 19e Congrès, qui verra le renouvellement d’une grande partie du comité central et, en principe, de cinq des sept membres du comité permanent, les spéculations vont bon train sur l’accession de nouveaux venus au saint des saints, notamment ceux issus de la sixième génération de dirigeants. Ceux-ci, dont la génération suit celle de Xi Jinping et Li Keqiang, nés respectivement en 1953 et 1955, deviendraient alors candidats à leur succession.
En 2007, Xi jinping et Li Keqiang avaient été les plus jeunes à accéder au comité permanent du 17e Congrès. Le sixième plénum n’a toutefois pas vocation à en débattre : les négociations, souligne le politologue hongkongais Willy Lam, auront lieu lors de rencontres informelles dans la station balnéaire de Beidahe, à l’été 2017.
  • Age de la retraite : possible dérogation pour le chef de l’anticorruption

Le grand enjeu de ce sixième plénum est la possible modification de certaines règles et usages internes, modification qui pourrait rester secrète un moment avant d’être révélée par des fuites. Ainsi de la limite d’âge de 68 ans pour les membres du comité permanent. Un seul candidat tout désigné pourrait y déroger : le chef de la lutte anticorruption, Wang Qishan, dont ce plénum doit couronner les accomplissements. Sous ses auspices, un million de cadres ont fait l’objet d’enquêtes de la CCDI, vient de révéler sur son site le bras anticorruption du parti.
M. Wang serait l’exception qui confirme la règle. Ses camarades du comité permanent n’auront pas la même chance : plusieurs d’entre eux, notamment Zhang Dejiang et Liu Yunshan, le chef de la propagande, sont considérés comme des protégés de l’ancien président chinois Jiang Zemin et sont, selon les experts, dans le collimateur du président.
  • Spéculations sur l’avenir du premier ministre

L’autre inconnue est le sort du premier ministre, Li Keqiang, dont le rôle traditionnel de pilotage de l’économie a été entamé, voire parasité, par le président Xi Jinping et ses conseillers : deux équipes rivales semblent diriger l’économie chinoise, créant des couacs embarrassants, comme lors des krachs boursiers de 2015 et de la dévaluation du yuan.
Le prochain test sera la bulle immobilière, au centre de toutes les craintes. Si personne n’imagine que Li Keqiang soit rétrogradé du comité permanent, beaucoup le voient relégué au poste de président de l’Assemblée nationale populaire. Wang Qishan, justement connu pour son expertise économique, pourrait alors le remplacer. Le sixième plénum pourrait préparer le terrain à cette nouvelle entorse aux usages tels qu’ils ont été établis depuis le début de l’ère Deng Xiaoping.
 Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)
Journaliste au Monde

jeudi 20 octobre 2016

Tensions en mer de Chine












article récent du Figaro

La Chine construit des îles artificielles pour revendiquer des zones maritimes

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Des militaires chinois, en 2010, sur l'île de Yongshu.
    La République populaire entend asseoir son influence sur des ilôts inhabités mais stratégiques de la mer de Chine.
    Une île artificielle en forme de porte-avion. La Chine est en train d'agglomérer des milliers de tonnes de terre sur un récif corallien afin de le transformer en piste d'atterrissage. L'objectif: asseoir sa domination sur une zone stratégique très disputée, la mer de Chine.
    Jusqu'à présent, la majeure partie de l'île de Fiery Cross, ou Yongshu, en Chinois, se trouvait sous l'eau, à l'exception de quelques rochers et d'une surface de béton artificielle, servant à héberger une petite garnison de soldats. Des images satellites, analysées par des experts anglo-saxons de l'IHS, ont montré que depuis quelques mois, des navires chinois draguaient les fonds environnants. Les images ont également montré que ces derniers rassemblent les sédiments sur la barrière de corail, afin de faire émerger des eaux une piste de 3000 mètres de long sur 300 mètres, au plus, de large. Un port, à l'est de l'île, serait également en train d'être créé par les dragues chinoises. Il serait suffisamment grand pour «accueillir des pétroliers ou de grands navires de guerre», selon les experts de l'IHS.
    Yongshu est située dans l'archipel des Spratleys, un territoire en plein milieu de la mer de Chine dont les récifs confettis, d'une superficie totale de 5 km2, sont répartis sur une zone de 410.000 km2. Quelques bouts de terre disputés entre le Brunei, la Malaisie, les Philippines, Taïwan et la Chine, dernière puissance à ne pas disposer de piste d'atterrissage dans les environs.

    Une zone très stratégique

    Dans un rapport, le ministère de la Défense français rappelle que les prétentions de Pékin sont fondées sur des arguments historiques: «La Chine prétend que des pêcheurs chinois fréquentent la mer de Chine du Sud depuis des époques aussi reculées que la période des Trois Royaumes (220-265).» Selon le rapport, il faut en réalité attendre les années 1980 pour qu'elle s'intéresse réellement à ces îles perdues. En 1987, la Chine en occupe 7. Cinq ans plus tard, elle revendique la totalité de l'archipel.
    Le projet chinois sur Yongshu. DR.

    Si la Chine s'y intéresse autant, ce n'est pas en souvenir de quelques pêcheurs ancestraux. Cette zone, inconnue du grand public, est d'un intérêt géostratégique majeur. Elle est le point de passage entre l'Océan indien et l'Océan pacifique et permet la communication de l'Europe et de l'Asie orientale. Près d'un tiers du trafic maritime commercial du monde y passe, 90% de celui de la Chine. La Corée du Sud, le Japon et Taïwan y font transiter plus de la moitié de leurs ressources énergétiques. Si les éventuelles réserves de pétrole semblent pour le moment limitées, celles de gaz semblent au contraire très importantes: la zone pourrait comporter 13% des réserves mondiales, selon le rapport du ministère de la Défense.

    Le précédent des Paracels

    Outre l'évidente menace que représente la militarisation chinoise, la création de cette nouvelle terre vient asseoir la revendication de souveraineté chinoise: au regard du droit international, l'attribution d'une zone économique exclusive est déterminée par la possession d'un territoire côtier.
    La Chine reproduit ici une tactique déjà éprouvée un peu plus au nord, dans l'archipel inhabité des Paracels, situé en face du Vietnam, qui revendique également ces territoires. Pékin y a créé une piste et un port. Dans les années 1970, un bref engagement entre la Chine et le Sud-Vietnam avait coûté la vie à 70 marins et envoyé par le fond trois navires vietnamiens. Seulement, après cet épisode, la présence chinoise avait été confortée dans l'archipel. En mai 2014, la Chine se servait de cette base territoriale pour justifier l'installation d'une plate-forme pétrolière dans les eaux des Paracels, entraînant une importante crise diplomatique avec le Vietnam.

    EXEMPLE DES SPRATLEY






    samedi 8 octobre 2016

    Info stat : les femmes et le management

    Voici une série stat étonnante :

    Source : dernier numéro de AMB Afrique Méditerranée Business avec un article sur Singapour et bien d'autres choses intéressantes. A noter que cette revue consacre aussi des articles en dehors de l'Afrique. Voir résumé des aricles ci-dessous; à lire un article sur l'essor du luxe en Afrique...





    mardi 4 octobre 2016

    Vietnam. Fuite massive de polluants : les manifestants ne désarment pas

    Publié le
    Sur la plage de Ky Anh, dans la province centrale de Ha Tinh, plus de 100 tonnes de coquillages sont morts fin avril après une vaste pollution industrielle. PHOTO /STR / AFP
    Plusieurs milliers de personnes demandent des réparations après une gigantesque pollution qui, en avril dernier, a tué des tonnes de poissons. Cette mobilisation est un défi pour le gouvernement vietnamien.
    Près de 20 000 personnes ont manifesté le 2 octobre dans le centre du Vietnam devant l’usine sidérurgique de Formosa Ha Tinh Steel Corporation. Ils demandent la fermeture de l’entreprise et des compensations après la fuite massive de produits polluants dans la mer qui, en avril, a causé la mort de tonnes de poissons le long des côtes. Un désastre pour ces communautés de pêcheurs de la province de Ha Tinh.
    La province de Ha Tinh
    La province de Ha Tinh
    Plus de six mois après cette fuite, “la colère sprovoquée par ce dossier demeure vive. Un véritable défi pour le gouvernement”, estime The New York Times.
    Ce n’est qu’en juin que le gouvernement vietnamien a finalement admis que des fuites de plusieurs produits chimiques provenant de l’usine sidérurgique étaient responsables de la mort massive des poissons. Du cyanure, du phénol et de l’hydroxyde de fer auraient notamment été déversés sur les côtes.
    “Le gouvernement a essayé de cacher des informations et de protéger Formosa”, dit Tran Viet Hoa, un pêcheur dont le revenu aurait baissé de plus de 70 % à cause de la pollution, interrogé par The New York Times. “Si Formosa reste au Vietnam et ne nettoie pas l’environnement, nous continuerons à protester.”

    L’opacité alimente la colère

    Le gouvernement n’a pas rendu public le rapport scientifique sur la pollution, souligne le quotidien américain. Cette opacité alimente les rumeurs sur la présence de polluants durables dans la chaîne alimentaire et encourage la mobilisation.
    “Formosa Steel a admis sa responsabilité et accepté de payer 500 millions de dollars pour ce que de nombreux Vietnamiens considèrent comme l’un des plus grands désastres écologiques de l’histoire moderne du pays.”
    Mais les habitants des villes et des villages côtiers, dont les ressources économiques reposent sur la pêche, sont mobilisés depuis avril contre le gouvernement et l’entreprise. “Des centaines d’habitants de Ha Tinh ont porté plainte contre l’entreprise ces dernières semaines, beaucoup d’entre eux ayant le soutien de l’Eglise catholique”, rapporte le journal. 

    Les questions environnementales mobilisent
     

    Les rares images sur la manifestation de dimanche mises en ligne sur des sites d’information ont été rapidement retirées par les autorités, mais photos et commentaires sur l’événement ont largement circulé sur Facebook.
    Le quotidien américain rappelle enfin que la mobilisation citoyenne autour des questions environnementales progresse rapidement au Vietnam. Un phénomène qui inquiète les autorités communistes, qui maintiennent un strict contrôle du pouvoir et limite la liberté d’expression.

    Source
    Avec 1 000 journalistes, 29 bureaux à l’étranger et plus de 80 prix Pulitzer, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays.

    vendredi 23 septembre 2016

    JOHANNESBURG : "un crime contre l'urbanité" (Alain Nonjon)

    Archives vidéo de l'INA : survol de nbx quartiers de la ville (bonne vision des bidonvilles) : lien =http://www.ina.fr/video/VDD09041362/



     Source : Hors-série du Monde "Atlas des villes"

    mercredi 21 septembre 2016

    Complément de l'étude de cas : Maurice/Rwanda

    Maurice. Lagon bleu et paradis fiscal (source : Courrier International)

    3 juillet 2015. PHOTO Ymon / PIXABAY / CC
    La Commission européenne a établi une liste noire des paradis fiscaux. La zone de l’océan Indien comprend trois pays : Maurice, les Seychelles et les Maldives.
    Les plages de sable fin ne sont pas le seul atout de l’Île Maurice. L’agence de presse Imaz Press Réunion revient sur le régime fiscal particulièrement favorable qui incite les entreprises et les particuliers à s’établir dans le pays.
    Si les perspectives d’une imposition à 15 % pour votre société, de charges sociales réduites ou encore de l’absence d’impôt sur la fortune vous mettent l’eau à la bouche, vous feriez bien de considérer l’option mauricienne. Plus de 27 000 sociétés offshore, qui n’ont pas d’activité réelle sur l’île, se sont déjà domiciliées sur place.
    La Commission européenne estime que ce genre d’incitations fiscales particulièrement avantageuses et la présence de sièges sociaux d’entreprises en réalité pas implantées sur le territoire sont des conditions pour établir si un pays est un paradis fiscal. La Commission européenne a donc placé Maurice sur la liste noire des paradis fiscaux pour la zone océan Indien. Bien qu’elle se soit engagée à un échange automatique d’informations, l’île est considérée par sept pays de l’Union européenne comme non coopérative sur le plan fiscal.
    Une position que réfute Seetanah Lutchmeenaraidoo, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international : “L’île Maurice n’est pas une destination pour ceux qui ont de l’argent mal gagné et veulent le cacher, c’est une destination propre. Nous demandons formellement à Bruxelles de corriger son erreur et de faire justice immédiatement.” Une demande restée sans suite jusqu’à présent.
    Source

    Imaz Press

    Saint-Denis, La Réunion
    Imaz Press est une agence de presse d’actualité générale qui accorde une grande importance à l’illustration photographique de ses sujets.